Esport : "Fortnite est le vulgarisateur, l'accélérateur de particules que l'on attendait depuis longtemps", estime Fabien Devide

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Invité de la matinale week-end d'Europe 1, Fabien Devide, cofondateur de la structure esport Vitality revient sur le phénomène du jeu vidéo Fortnite, alors que se déroule à New-York la coupe du monde du titre du studio Epic Games. 
INTERVIEW

Même si vous n'y avez jamais joué, vous avez très certainement déjà entendu parler de Fortnite. Le jeu vidéo phénomène aux 250 millions d’utilisateurs du studio Epic Games a même sa propre coupe du monde, et elle se déroule ce week-end à New York dans le stade Arthur-Ashe, l'enceinte habituelle de l'US Open. L'occasion pour Fabien "Neo" Devide, le cofondateur de la structure Vitality de faire un point sur ce qu'est l'esport aujourd'hui.

Fortnite "a réussi à convertir madame Michu à l'esport"

"Fortnite est un 'battle royale' : 100 joueurs s'affrontent sur une carte, et le dernier en vie gagne la partie", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Nous sommes dans l'esport : la compétition du jeu vidéo", ajoute-t-il. Si Fortnite est loin d'être le premier jeu esport a rencontré le succès, il a l'avantage d'être facilement compréhensible pour les non-initiés, "il a réussi a convertir madame Michu à l'esport et au gaming", plaisante "Neo". "C'est le vulgarisateur, l'accélérateur de particules que l'on attendait depuis longtemps". 

Si les premières compétitions esportives étaient peu suivies, car réservées par définition aux connaisseurs, le milieu s'est popularisé et professionnalisé. "Nous sommes dans la même logique que le sport traditionnel, avec des revenus et des sponsors", explique le cofondateur de la structure. "On a beaucoup de choses, dont des items [des objets, ndlr] que l'on peut acheter dans le jeu aux couleurs de Vitality". 

Une véritable préparation pour atteindre les plus hauts niveaux

Des ressemblances avec le sport traditionnel ne se limitent pas à l'aspect marketing : "On est bien entouré, on a un ostéopathe, des coachs, des psychologues et même une diététicienne", explique de son côté Rémy Lehoult, 22 ans, joueur professionnel pour l'écurie GamersOrigin, qui participe à la compétition. "On a même des repas spécifiques pour la coupe du monde", indique "M11Z". "C'est vrai que l'on ne demande pas la même chose à un sportif et à un joueur professionnel de jeu vidéo, ce n'est pas super physique. Mais il y a beaucoup de mental, et une grande part de réflexes". 

Une analyse que partage également Fabien Devide : "C'est comme le rugby ou le golf, pendant longtemps les gens n'étaient pas vraiment des machines à l'entraînement, mais ça évolue et ça se professionnalise". 

Europe 1
Par Ugo Pascolo