Enquête ouverte après un documentaire choc sur un bar privé d'ultra-droite à Lille

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Le bar avait été lancé par Aurélien Verhassel responsable du mouvement Génération identitaire Flandres-Artois-Hainaut.
Le bar avait été lancé par Aurélien Verhassel responsable du mouvement Génération identitaire Flandres-Artois-Hainaut. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Le premier volet d'un documentaire d'Al Jazeera montre plusieurs personnes habituées d'un bar ouvert en septembre 2016 se vantant de violences à l'encontre de minorités. 

Après la diffusion d'un documentaire choc sur un bar privé d'ultra droite du centre-ville de Lille, le parquet a décidé mercredi d'ouvrir une enquête préliminaire "au regard des violences et des propos tels qu'ils apparaissent dans ce reportage". Diffusé dimanche sur Al Jazeera et d'une durée d'une cinquantaine de minutes, le premier volet de Generation Hate montre notamment plusieurs personnes filmées en caméra cachée qui se vantent de ratonnades. 

"Le procureur a décidé d'ordonner une enquête préliminaire, confiée à la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Nord, en vue de caractériser des infractions pénales susceptibles d'entraîner des poursuites au delà des mesures administratives relevant des autorités compétentes", a expliqué le procureur de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé. 

"Propos insupportables". Le magistrat a pris connaissance dimanche du documentaire "pour lequel il a ensuite reçu, ce jour, des signalements au titre de l'article 40 du code de procédure pénale par madame le Maire de Lille et par monsieur le Préfet des Hauts-de-France". Martine Aubry, maire socialiste de Lille, avait déclaré mardi dans un communiqué avoir pris connaissance "avec horreur" du documentaire "révélant des propos insupportables de membres de Génération Identitaire", réclamant "la fermeture de la Citadelle qui n'aurait jamais dû ouvrir à Lille".

En septembre 2016, l'ouverture de ce lieu, situé à une centaine de mètres de la célèbre Grand'place, accessible uniquement aux adhérents et qui n'a pas pignon sur rue, avait provoqué des remous  et une manifestation réunissant environ 500 personnes contre son implantation.