Double meurtre dans les Cévennes : le procureur retient la préméditation

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L'homme qui a abattu mardi son patron et un de ses collègues dans un village des Cévennes va être déféré devant un juge d'instruction. 1:23
L'homme qui a abattu mardi son patron et un de ses collègues dans un village des Cévennes va être déféré devant un juge d'instruction. © Sylvain THOMAS / AFP
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L'homme qui a tué mardi son patron et un de ses collègues dans un village des Cévennes va être déféré devant un juge d'instruction en vue d'une mise en examen pour assassinats, a annoncé dimanche le procureur de Nîmes, qui retient la préméditation. En garde à vue, il n'a exprimé aucun regret vis à vis de son geste.

Il a avoué et sera mis en examen pour assassinats. L'homme qui a abattu mardi son patron et un de ses collègues dans un village des Cévennes va être déféré devant un juge d'instruction, a annoncé dimanche le procureur de Nîmes. "Les éléments qui nous permettent de retenir la préméditation sont multiples", a-t-il indiqué. Le matin du drame, Valentin Marcone était venu travailler avec une arme chargée et peut-être même chambrée, c’est-à-dire prête à tirer. 

Altercation avec son patron

En garde à vue, il n'a exprimé aucun regret vis à vis de son geste. Le jeune homme a indiqué aux enquêteurs avoir eu une altercation avec le patron de la scierie où il était employé sur le non-paiement d'heures supplémentaires. "L’élément qui a pu intervenir ce jour-là est une conversation avec son patron et un collègue sur un possible licenciement pour faute grave, qui semblait être envisagé. Cela pourrait expliquer sa réaction violente, radicale et évidemment disproportionnée", explique le colonel Bertrand Michel, qui commande la section recherches de Nîmes.

Après s'être débarrassé de ses deux armes, le jeune homme s'était réfugié dans un trou à sanglier situé à peine à 600 m de chez lui. Un abri très sommaire dans lequel il s’est terré pendant 83 heures, sans nourriture mais avec de l’eau puisque sa cachette se trouvait à proximité d’un ruisseau. Traqué depuis mardi par plus de 350 gendarmes aidés de drones, d'hélicoptères et de chiens, le suspect s'était rendu sans résistance vendredi soir. 

Europe 1
Par Glwadys Laffitte, édité par Laetitia Drevet