Des syndicats appellent à manifester samedi pour les droits sociaux et libertés

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CGT
Cet appel vise à élargir un appel du collectif opposé à la proposition de loi "sécurité globale". © AFP
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Une intersyndicale menée par la CGT lance un appel national à manifester samedi pour les droits sociaux et les libertés. Cette mobilisation vise à soutenir les précaires et les chômeurs, mais aussi dénoncer "les lois liberticides" multipliées par le gouvernement ces dernières semaines.  

Une intersyndicale menée par la CGT prévoit de se mobiliser partout en France samedi pour les droits sociaux et les libertés, élargissant ainsi un appel du collectif opposé à la proposition de loi "sécurité globale".
"Suite à la crise du Covid mais aussi dans la continuité d'une logique de profit à tout prix, les plans de licenciements se multiplient de la part des grandes entreprises", écrivent la CGT, la FSU, Solidaires, et les organisations de jeunesse FIDL, UNL, MNL, Unef. Chaque année, la CGT organise une mobilisation le premier samedi de décembre pour soutenir les précaires et les chômeurs. 

"Marches des libertés et des justices"

Cette année, l'appel de l'intersyndicale rejoint celui lancé mercredi par la "coordination #StopLoiSécuritéGlobale". Cette dernière avait prévenu que ses prochaines "marches des libertés", rebaptisées "des libertés et des justices", se tiendraient "souvent en convergence avec les actions menées dans le cadre de la journée nationale contre le chômage et la précarité". La précarité "s'est encore développée au plus grand profit du patronat, Medef en tête, et au détriment particulièrement des femmes", écrit l'intersyndicale.

"La jeunesse est singulièrement visée par les politiques gouvernementales régressives (baisse des APL, réformes du bac, de l'université et de la recherche...) et subit, dès qu'elle se mobilise, une répression inadmissible", selon elle.

La suspension de l'assurance chômage réclamée

Les syndicats réclament la suspension de la réforme de l'assurance chômage, partiellement retoquée la semaine dernière par le conseil d'Etat. L'annonce d'une aide de 900 euros pour des précaires est pour eux "une aumône qui exclut la majorité des 2 à 3 millions de précaires, intérimaires, saisonnier.es, extras hôteliers, guides touristiques, CDD de tous les secteurs et tous les travailleurs et travailleuses sans papier".

Des "lois liberticides"

Dans le même temps "le gouvernement multiplie les lois liberticides portant atteintes à des libertés fondamentales : le projet de loi sécurité globale, le nouveau schéma national du maintien de l'ordre, le délit d'entrave compris dans la loi de programmation de la recherche, le projet de loi censé renforcer les principes républicains", marquant "une dérive autoritaire inquiétante", dénoncent-ils.  

Les "marches" de samedi dernier, organisées juste après la révélation via une vidéo de violences policières contre un producteur musical noir, ont suscité une forte mobilisation rassemblant 133.000 personnes dans tout le pays, selon le ministère de l'Intérieur.