Publicité
Publicité

Délais de livraisons : le marché de l'automobile toujours au ralenti

Nina Droff, édité par Laura Laplaud - Mis à jour le . 1 min

Faute de matières premières, les délais de livraison pour les voitures neuves continuent de s’allonger, allant parfois jusqu’à dix mois pour certains modèles. Des délais qui impactent fortement l’offre du secteur mais qui détourne aussi la demande : plusieurs clients renoncent à acheter des voitures. Europe 1 s'est rendue à Saint-Germain-en Laye, chez un concessionnaire automobile.

"Je vous présente la 308 SW avec un intérieur alcantara." Blazer noir sur les épaules, Benjamin présente à un couple une voiture hybride bleu nuit. Mais au moment de parler de la disponibilité du véhicule, les clients font la grimace. "On est sur des délais de livraison de l'ordre de six mois à peu près", annonce-t-il. La faute au manque de matières premières. Conséquence : les délais de livraison pour les voitures neuves continuent de s'allonger, allant parfois jusqu'à dix mois pour certains modèles.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"On n'a jamais été dans une situation de pénurie aussi forte"

Un problème que Benjamin rencontre désormais tous les jours dans son travail de vendeur. "Ça a un impact forcément sur les ventes. Il y a des fois des gens qui ne veulent pas forcément attendre, qui ont l'impression qu'ils vont repartir avec la voiture pour les vacances... Surtout qu'on arrive dans une période où les gens changent juste avant l'été pour partir avec la nouvelle voiture."

Un étage au-dessus, le responsable de la marque Peugeot, Christophe Olivier, ne sait plus comment faire face à ces retards de production. "Plus les véhicules sont équipés qui demandent des composants spécifiques dont on manque, plus on n'arrive pas à honorer le portefeuille clients, on peut perdre des commandes de véhicules. On n'a jamais été dans une situation de pénurie aussi forte", déplore-t-il.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

La concession estime déjà avoir perdu 25 % de chiffre d'affaires en 2020.