Dans Dunkerque reconfinée, le soulagement des libraires considérés comme "essentiels"

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Non considérés comme commerces essentiels, les libraires avaient été contraints à la fermeture durant le premier et le second confinement national. 1:22
Non considérés comme commerces essentiels, les libraires avaient été contraints à la fermeture durant le premier et le second confinement national. © AFP
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Désormais considérées comme des commerces essentiels, les librairies pourront rester ouvertes le week-end entre 6 heures et 18 heures dans les territoires soumis à confinement. Une nouvelle accueillie avec soulagement par les commerçants et leurs clients, notamment à Dunkerque, reconfinée depuis vendredi soir.
REPORTAGE

Si Dunkerque et son agglomération sont désormais confinées les week-ends face à la propagation des variants du Covid-19, les librairies peuvent au moins rester ouvertes, puisqu’elles sont désormais considérées comme des commerces essentiels. Le décret, publié vendredi au Journal officiel, a été accueilli avec soulagement par les commerçants, qui sont donc autorisés à ouvrir le samedi entre 6 heures et 18 heures dans les villes confinées. Pour les clients, il s'agit d'une vraie bouffée d'oxygène face à l'enfermement.

Les sourires étaient nombreux samedi matin dans "La librairie Dunkerque", rue Emmery. Christian, le gérant, s'avoue très satisfait d'être considéré comme un commerce essentiel. "Quand j'ai appris cette nouvelle, j'étais très heureux", explique-t-il au micro d’Europe 1. "Enfin, le gouvernement a pris conscience que c'était aussi important que la nourriture pour le ventre. C’est la nourriture de l'esprit ! Vendredi, j'ai envoyé 80 messages à mes clients pour leurs commandes qui sont arrivées, en leur disant : 'on sera ouvert samedi, n’hésitez pas à venir !'"

"En cette période de résilience, vive la lecture !"

Lecteurs et lectrices sont plus nombreux que d’habitude dans les rayons, souvent à la recherche de livres pour s'occuper pendant le confinement. "On est ici, ce matin, pour s'approvisionner un peu. En cette période de résilience, vive la lecture !", lâche un client. "On a besoin d’endroits pour se cultiver. On est ravi !", abonde une autre acheteuse. Selon le responsable, une fermeture les week-ends aurait pu entrainer une baisse importante de son chiffre d'affaires.

Europe 1
Par Maximilien Carlier, édité par Romain David