Crédit d'impôt : le gouvernement "sacrifie" le spectacle de variété, selon un syndicat

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Le syndicat rappelle que le crédit d'impôt pour le spectacle vivant musical ou de variété a été lancé en 2016.
Le syndicat rappelle que le crédit d'impôt pour le spectacle vivant musical ou de variété a été lancé en 2016. © AFP
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Le syndicat national du spectacle musical et de variété (PRODISS) critique vivement l'adoption par le gouvernement d'un amendement excluant les spectacles de variété du champ du crédit d'impôt.

Le principal syndicat du spectacle vivant accuse le gouvernement de priver les spectacles de variété d'une "bouffée d'oxygène" après l'adoption par l'Assemblée nationale d'un amendement les excluant du champ du crédit d'impôt. "Le gouvernement a imposé une révision sans évaluation et au détriment du seul spectacle vivant. Le gouvernement a ainsi considéré que les spectacles d'humour n'avaient pas leur place dans la culture", regrette dans un communiqué le syndicat national du spectacle musical et de variété (PRODISS).

Un crédit d'impôt qui a bénéficié à plus de 14.700 représentations. Le syndicat rappelle que le crédit d'impôt pour le spectacle vivant musical ou de variété a été lancé en 2016 afin de faciliter les investissements des producteurs dans les artistes en développement. En 2017, "il a bénéficié à plus de 14.700 représentations sur l'ensemble du territoire, dont près de 2.400 n'auraient pas eu lieu sans lui", indique l'organisme, précisant que "cette bouffée d'oxygène" était "indispensable pour les entreprises".

Un amendement adopté jeudi dernier. Jeudi, l'Assemblée nationale a apporté des modifications aux crédits d'impôt en faveur du spectacle vivant, de la production phonographique et pour les effets spéciaux au cinéma, à l'initiative notamment du gouvernement. L'amendement a été adopté "en soutien à la production d'artistes émergents" et "en accompagnement d'entreprises moins subventionnées prenant des risques financiers". L'amendement stipule que le crédit d'impôt est "réservé aux spectacles musicaux à l'exclusion des spectacles de variété".

"Quel signal le gouvernement pense-t-il envoyer ?". Malika Séguineau, directrice générale du PRODISS, a dénoncé un deux poids deux mesures, soulignant que le gouvernement "a freiné toute modification du crédit d'impôt en faveur des créateurs de jeux vidéo ou du crédit d'impôt pour les œuvres cinématographiques ou audiovisuelles au motif que cela enverrait, je cite, 'un très mauvais signal aux professionnels'". "Quel signal le gouvernement pense-t-il envoyer aux entrepreneurs de spectacles qui font vivre des centaines de milliers d'emplois à travers les territoires ?", a-t-elle demandé.