Covid : pour Jordan Bardella, la troisième dose du vaccin «est politique»

Jordan Bardella
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Ugo Pascolo , modifié à
Invité de Punchline sur Europe 1, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a commenté les annonces gouvernementales sanitaires de la mi-journée. Ouvertement contre le pass sanitaire, il affirme en outre que la troisième dose du vaccin anti-Covid n'est "pas sanitaire".   
INTERVIEW

Face à la fulgurance de la cinquième vague du coronavirus, le gouvernement a notamment décidé de généraliser la troisième dose du vaccin dès samedi pour tous ceux qui ont eu leur dernière injection il y a au moins 5 mois. Mais cette dose de rappel, selon l'expression employée par le gouvernement, n'est pas du gout de Jordan Bardella. Invité de Punchline quelques heures après les annonces d'Olivier Véran, le président du Rassemblement national a affirmé que ce rappel "est politique, et pas sanitaire", balayant de fait "l'effet booster shot" attribué par les autorités sanitaires à cette dose de rappel.

"Le vrai sujet de cette crise sanitaire, c'est l'hôpital public"

Au lieu de généraliser cette dose de rappel, Jordan Bardella préconise "une communication ciblée" du gouvernement pour inciter les "6,8 millions de Français à risque qui n'ont toujours pas reçu une dose de vaccin, dont 10%-11% qui ont plus de 65 ans", à le faire. "Ce sont eux les publics à risque". Mais pour le président du Rassemblement national, "le vrai sujet de cette crise sanitaire, c'est l'hôpital public". 

Et Jordan Bardella de se lancer dans une diatribe anti-gouvernementale : "Comment peut-on nous dire que nous sommes en guerre face à un virus quand en 2020 on a supprimé 5.700 lits dans l'hôpital public. Les soignants y sont à bout 40% souhaitent aujourd'hui changer de profession. Et la conséquence de ça, ce sont les urgences qui ferment, comme à Draguignan, dans le VarDonc, il faut protéger l'hôpital public, il faut un plan Marshall pour l'hôpital public, il faut un moratoire sur les fermetures de lits et il faut donner beaucoup plus de moyens à l'hôpital".