Covid-19 : Il faut une "situation gravissime pour fermer les écoles", affirme Jean Castex

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Le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse, le 7 janvier 2021.
Le Premier ministre, Jean Castex, lors d'une conférence de presse, le 7 janvier 2021. © Ludovic Marin, AFP
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Lors de sa conférence de presse commune avec le ministre de la Santé, jeudi, le Premier ministre Jean Castex a expliqué qu'il fallait "vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles", les conséquences étant "absolument dramatiques".

À l'occasion d'une conférence de presse commune avec le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur la pandémie de Covid-19, le Premier ministre Jean Castex a expliqué jeudi soir qu'il fallait "vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles" car les conséquences sont "absolument dramatiques". 

"Nous avons eu à faire face (...) à plusieurs rentrées scolaires depuis le début de cette crise sanitaire, avec un premier confinement où les écoles avaient été toutes et tous fermées. On en a tiré les enseignements en disant qu' (...) il faut vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles, car nous savons que les conséquences, y compris sanitaires de la fermeture des écoles, sont absolument dramatiques", a déclaré le Premier ministre.

Le confinement a pesé sur les résultats scolaires

Lors du premier confinement, le ministère de l'Education nationale avait estimé à 4% le taux d'élèves décrocheurs. Il est même monté jusqu'à 20% dans les lycées professionnels. Le confinement du printemps dernier a pesé sur les résultats scolaires, surtout ceux des élèves les plus défavorisés, selon des évaluations nationales réalisées en septembre, même si le recul s'est révélé "moins inquiétant" que ce qui pouvait être redouté et a pu parfois être "amorti". Ces tests visaient à mesurer les compétences des élèves de CP et de CE1 en français et en maths et ceux de leurs camarades de 6e sur l'ensemble des acquis du primaire.

Jean Castex a assuré que le gouvernement suivait "tous les jours, la situation des clusters de contamination dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées qui ont déjà vu leur fonctionnement allégé avant les vacances de Noël". "La dernière rentrée s'est réalisée de façon tout à fait satisfaisante", a-t-il ajouté.

Face à l'aggravation de l'épidémie de Covid-19, les lycées n'ont pas fermé mais le gouvernement leur a demandé début novembre d'adapter leur organisation, avec une jauge de 50% menée dans 69% des lycées publics, selon le ministère. Les cours au lycée pourraient reprendre à 100% autour du 20 janvier, en fonction de la situation sanitaire.

Renforcer la surveillance épidémiologique dans les écoles

Par ailleurs, "par rapport à ce qui se passe en Grande-Bretagne (variant anglais du virus, plus contagieux, NDLR), décision a été prise, dès que nous avons eu les premières données, de renforcer la surveillance épidémiologique et des tests dans les écoles. Le ministre (de l'Education nationale) aura l'occasion de présenter la montée en charge de cette politique de dépistage, en particulier dans les lycées", a poursuivi le Premier ministre.

Un million de tests antigéniques sont "prêts" à être utilisés à destination des personnels, des lycéens et des collégiens, selon le ministère de l'Education. À ce jour, seuls 10.000 tests ont été réalisés sur la base du volontariat dans des lycées, dans une dizaine d'académies depuis la fin novembre.