Covid-19 et tourisme : les Vosges, destination privilégiée des vacanciers de la Toussaint

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Vosges forêt nature arbres 1:17
Lacs, sommets, grand air... Les Vosges enregistrent une hausse de plus 5% des réservations par rapport aux vacances de la Toussaint de 2019. © Frederick FLORIN / AFP
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Alors que le secteur du tourisme a enregistré 50% de réservations en moins par rapport à l'an dernier pour les vacances de la Toussaint, certaines régions connaissent, elles, un petit succès. C'est notamment le cas des Vosges, où les réservations sont en hausse de plus de 5%. 
REPORTAGE

Les vacances de la Toussaint s'annoncent moroses pour le tourisme. En moyenne, le secteur a enregistré 50% de réservations en moins par rapport à l'an dernier, selon les offices de tourisme de France. Après les annonces d'Emmanuel Macron, qui n'interdit pas de changer de région, il pourrait néanmoins y avoir des départs de dernière minute. Des départs au vert, principalement. Les Vosges, par exemple, font partie des destinations privilégiées.

Avec le protocole sanitaire, les hôtels peinent à se remplir

Lacs, sommets, et surtout le grand air. Voilà ce qui attire essentiellement les familles dans ce département, cette année, avec des réservations en hausse de plus 5% par rapport à l'an dernier. "Les touristes viennent principalement du Grand Est, donc du tourisme de proximité", explique Bruno Poizat, président de l'office de tourisme des Hauts de Vosges. "Ensuite, on a une forte progression de la clientèle des Hauts-de-France, qui sont annoncés à 30% sur le territoire contre 5% en 2019, et une stabilité de la région parisienne, à 15% de fréquentation sur le secteur".

Ce qui marche le mieux ce sont les locations de meublés. Mais les hôtels, eux, ont beaucoup plus de mal a se remplir, selon le président de l'Union des métiers de l'hôtellerie (UMIH) des Vosges, Xavier Grimond. "Le protocole sanitaire imposé à six personnes ne nous permettra pas d'accueillir toutes les familles", déplore-t-il. "De l'autre côté, dans les meublés, il n'y a aucun protocole. Ils peuvent se retrouver à 12, 14... Ça va poser problème à nos professionnels parce qu'ils ne vont pas pouvoir travailler." Les hôtels comptent toutefois encore sur les réservations de dernière minute.

Europe 1
Par Carole Ferry, édité par Pauline Rouquette