Coronavirus : à Deauville, les touristes parisiens rattrapés par le couvre-feu

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Deauville 1:23
La station balnéaire de Deauville s'est vu imposer un couvre-feu. © Loic VENANCE / AFP
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Le couvre-feu concerne désormais 54 départements soit 46 millions de Français. Certains touristes qui pensaient s'accorder un bref répit voient finalement les restrictions sanitaires les rattraper. Europe 1 s’est rendue à Deauville.
REPORTAGE

L’Assemblée Nationale a voté samedi la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au mois de février, ouvrant la voie à l'adoption de nouvelles mesures de restriction contre le coronavirus. Le couvre-feu avait déjà été étendu pour s'appliquer à 54 départements et 46 millions de Français. Deauville, dans le Calvados, fait partie des récentes zones passées sous couvre-feu. Les Parisiens en quête de leur îlot de liberté doivent composer avec les contraintes sanitaires.

La station balnéaire est méconnaissable. Les touristes sont rares, toujours masqués, et l’emblématique casino a baissé son rideau. "On s’était dit qu’on allait se faire un petit weekend tranquille à Deauville pour décompresser et qu’en plus il n’y avait pas de couvre-feu donc qu’on allait pouvoir profiter correctement de tout ça. La situation sanitaire en a décidé autrement", regrette Lionel, venu avec sa famille et ses amis dans ce département de Normandie

"On ne va pas se plaindre"

Depuis le restaurant à moitié vide dans lequel il s'est attablé, Lionel peut observer la mer et une plage quasi-déserte. Pour diner dans cet établissement, il fallait se rendre au restaurant avant 19 heures, en prévision du couvre-feu à 21 heures.

En face les enfants jouent sur la plage. Les deux familles n'ont qu'une heure avant de partir rejoindre leurs hôtels respectifs. "On prend un petit verre, on se dépêche, on fait vite", décrit Lilou, l'amie de Lionel. Si elle déplore l'extension du couvre-feu, elle assure que le virus ne gâchera pas son weekend : "On ne va pas se plaindre, il ne pleut pas, on est en bonne compagnie. C’est ce qui compte !"

Europe 1
Par Caroline Baudry, édité par Antoine Cuny-Le Callet