L'UFC-Que choisir saisit le Conseil d'Etat sur l'inefficacité des compteurs Linky pour les plus modestes

, modifié à
  • A
  • A
linky
Selon l'UFC-Que Choisir, la mise en place de l'afficheur reste soumise à la publication d'arrêtés qui n'ont toujours par été publiés par le gouvernement, d'où la saisine du Conseil de l'Etat. © ALAIN JOCARD / AFP
Partagez sur :
Mardi, l'UFC-Que choisir a annoncé avoir saisi le Conseil d'Etat afin de dénoncer le retard pris dans l'installation des afficheurs permettant de suivre aux ménages les plus précaires de suivre leur consommation en direct. 

L'UFC-Que choisir a annoncé mardi saisir le Conseil d'Etat pour dénoncer le retard de la mise en oeuvre de l'affichage en temps réel de la consommation électrique pour les ménages précaires équipés du compteur communiquant Linky.

"La date butoir a expiré". L'association de défense des consommateurs souligne dans un communiqué que "la date butoir pour la mise en place gratuite des afficheurs déportés pour les ménages précaires, exigée par la Loi de transition énergétique, a expiré depuis près d'un mois". Cet affichage "déporté" (avec un écran installable dans n'importe quelle pièce) doit aider certains particuliers à suivre en direct leur consommation et ainsi les inciter à mieux maîtriser leur consommation.

Des arrêtés toujours pas publiés. Selon l'UFC-Que Choisir, la mise en place de l'afficheur a déjà été repoussée d'un an et reste désormais soumise à la publication d'arrêtés qui n'ont toujours par été publiés par le gouvernement. "L'UFC-Que Choisir passe donc à l'action en saisissant le Conseil d'Etat pour enjoindre l'Etat d'adopter dans les plus brefs délais les textes manquants", écrit-elle.

Des rémunérations trop "généreuses" pour Enedis ? Par ailleurs, l'association demande également au ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, "qu'il informe (enfin!) sur les suites données aux travaux engagés en juin 2018" par son prédécesseur Nicolas Hulot. Ce dernier avait à l'époque dit étudier "les possibilités d'évolution des modalités de rémunération" de l'entreprise Enedis pour la pose des Linky. Il s'appuyait sur un rapport de la Cour des comptes, qui rappelait que le déploiement du compteur coûterait 5,4 milliards d'euros et jugeait les conditions de rémunération d'Enedis "généreuses".