Les rois du clic ont réussi à développer un véritable business ces dernières années mais le milieu manque de règles. 1:29
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Margaux Fodéré, édité par Laura Laplaud
La semaine dernière étaient réunis à Bercy tout un tas d’acteurs pour mieux appréhender le milieu des influenceurs : agences, institutionnels, union des marques. Une réunion qui sera suivie de quatre groupes de travail. Objectif : pouvoir encadrer ces pratiques. Pourquoi la France a-t-elle tant de mal à réguler le milieu des influenceurs ?

Quel statut pour les influenceurs ? La semaine dernière, le gouvernement a entamé une réflexion avec des agences, des institutionnels ainsi qu'avec l'union des marques pour mieux encadrer les pratiques des influenceurs sur les réseaux sociaux. Les rois du clic ont réussi à développer un véritable business ces dernières années mais le milieu manque de règles. Pourquoi la France a-t-elle autant de mal à réguler ce milieu ?

Définir ce qu'est un influenceur

Le terme d’influenceur recoupe tellement de situations différentes qu’il est à cheval sur plusieurs textes. Le code de santé publique, l’ARPP aussi, l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité ce qui rend tout régulation très compliquée. C’est pour cela que le député Aurélien Taché veut poser un cadre légal à cette activité. Pour lui, il faut définir clairement ce qu’est un influenceur, quelles sont ses obligations et surtout les fixer dans un contrat écrit. Aujourd’hui, les acteurs passent trop souvent au travers des règles, confie-t-il à Europe 1. 

Parmi les influenceurs les plus célèbres, Nabilla a par exemple fait l’objet d’une enquête de la répression des fraudes pour pratiques commerciales trompeuses en ayant fait la promotion sur Snapchat d’un site de formation au trading. Il lui est reproché de ne pas avoir mentionné la nature publicitaire de cette publication. Selon la répression des fraudes, elle aurait aussi induit le consommateur en erreur sur les résultats attendus de ce service.

L’affaire s’est réglée à l’amiable avec le tribunal judiciaire de Paris : Nabilla a payé une amende de 20.000 euros en échange de la fin des poursuites.