Chirac et la sécurité routière : "Nous lui devons plus de 40.000 vies" rappelle Chantal Perrichon

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Jacques Chirac en 2003. 1:06
Jacques Chirac en 2003. © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
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Au lendemain de la mort de Jacques Chirac, Europe 1 revient sur un des combats cher à l'homme d'Etat : la réduction du nombre de morts sur les routes.
EDITION SPÉCIALE

La sécurité routière, Jacques Chirac, décédé jeudi à l'âge de 86 ans, en avait fait l'un de ses trois chantiers prioritaires lors de son deuxième mandat (2002-2007). Le président de la République permettra de réduire de 40% le nombre de morts sur les routes de France. Sur Europe 1, Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière rappelle ce qu'on lui doit. 

"Nous lui devons des milliers de vies, plus de 40 000 vies depuis qu'il a pris ses décisions. C'est une guerre civile qui était sur nos routes. Il y a mis un terme", a déclaré Chantal Perrichon sur Europe 1. En cause, une "politique basée sur la mise en place des radars, une faible tolérance pour les petits excès de vitesse et la fin des indulgences", énumère la présidente de la Ligue contre la violence routière. 

Elle ajoute : "Dans notre pays, à cette époque, 50% des gens ne payaient pas leur PV. Il a osé également parler de la barbarie sur les routes. C'est l'homme qui, au mondial de l'automobile, dans ce temple de l'automobile, a osé dire : "je condamne la vitesse comme argument de vente pour les constructeurs." Il a osé. Il a réussi."  

Jacques Chirac a également oeuvré pour l'interdiction de fumer dans les lieux publics et pour l'insertion des handicapés.

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Europe 1 revient dans un podcast évènement intitulé "Chirac, une histoire française" sur la vie et la carrière de Jacques Chirac, 22e président de la République à travers des analyses, des récits et des témoignages puisés dans nos archives et produits par la rédaction d'Europe 1.

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Europe 1
Par Aude Leroy, édité par Céline Brégand