Ceta et farines animales : "Il faut arrêter d'avoir peur", enjoint Didier Guillaume

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Alors que plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer les potentielles conséquences sanitaires d'une ratification du traité de libre-échange UE-Canada, le ministre de l'Agriculture tient à rassurer les éleveurs de bovins, mardi sur Europe 1.
INTERVIEW

Lundi, Nicolas Hulot a appelé les parlementaires à avoir "le courage de dire non" au Ceta, soumis mardi au vote des députés. À ses yeux, le traité de libre-échange UE-Canada risque en effet d'ouvrir la porte à des substances dangereuses par un abaissement des normes sanitaires. "Il faut arrêter d'avoir peur", tient néanmoins à rassurer le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, mardi sur Europe 1.

"Je comprends les inquiétudes"

"Je comprends que les agriculteurs et que les éleveurs de bovins puissent se poser des questions. (..) Je comprends les inquiétudes. Mais lorsque nous mettons en place une commission indépendante, lorsque nous allons mettre des commissions de contrôle sanitaire, soit on croit au contrôle français, que le monde nous envie, soit on n'y croit pas", expose Didier Guillaume.

Le ministre l'affirme : "Aucun bovin canadien ne rentrera en France s'il n'est pas aux normes sanitaires françaises et européennes. Aucun bœuf venant du Canada ne rentrera s'il a été nourri aux farines animales de ruminants. C'est la réalité. Sauf ceux éventuellement qui pourraient rentrer en fraude. Ça, c'est une autre histoire", concède-t-il toutefois.

"S'il y a des fraudes, il faudra aller au procès"

C'est justement ce qui inquiète l'UFC-Que Choisir, qui alerte notamment sur une potentielle faille des garde-fous européens. Et Didier Guillaume de promettre : "Si demain il y a des fraudes, des entrées illégales, évidemment qu'il faudra aller au procès, peut-être même que le gouvernement français ira". Au total, 23 fermes canadiennes devraient être concernées par ces exports d'animaux.