CARTE - Mouvement étudiant : quelles sont les facs bloquées ?

, modifié à
  • A
  • A
Partagez sur :
Alors que la période des examens approche, quelques universités sur environ 70 en France sont encore totalement bloquées, tandis que d'autres voient certains de leurs sites perturbés. 
CARTE

La protestation ne concerne plus seulement les universités : symboliquement, le mouvement étudiant s'est étendu mercredi à Sciences Po Paris. À la mi-journée, quatre universités sur environ 70 en France étaient toujours totalement bloquées, selon le ministère, et onze autres sites perturbés par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, accusée d'instaurer une "sélection" déguisée.

Alors que s'engage la période des examens, six présidents d'université ont appelé le gouvernement à entamer des discussions avec tous les acteurs du mouvement de protestation. Europe 1 a recensé les facs et sites bloqués, totalement ou partiellement. 

LES FACS TOTALEMENT BLOQUÉES OU FERMÉES

  • L'université de Paris-Nanterre

À Nanterre, autre fac emblématique de la contestation d'où était parti le mouvement étudiant en mai 1968, le blocage est reconduit jusqu'à jeudi. Les examens qui devaient s'y tenir mercredi et jeudi devraient donc être reportés. Ceux de lundi et mardi ont déjà été décalés à une date non précisée pour le moment.

  • L'université Paul Valéry à Montpellier

L'université est totalement bloquée par les étudiants mais le tribunal administratif de Montpellier a ordonné son évacuation par les forces de l'ordre, mercredi. Dans son ordonnance, le juge des référés du tribunal considère que la mesure d'évacuation demandée par le président de l'université Patrick Gilli "présente un caractère d'utilité et d'urgence" : l'occupation "préjudicie gravement et immédiatement à l'organisation des examens et à la possibilité pour les étudiants de postuler à des stages professionnels, à des emplois ou à des inscriptions auprès d'autres universités pour la poursuite de leur cursus".

  • L'université Jean Jaurès à Toulouse

Le campus du Mirail est totalement bloqué depuis six semaines et jusqu'au 30 avril, selon le dernier vote de l'Assemblée générale. Les examens, prévus entre le 7 et le 23 mai, sont repoussés selon 20 Minutes, qui cite l'administrateur provisoire de l'université. 

  • Le Campus de Mont-Saint-Aignan à Rouen

Le président de l'Université a décidé de fermer son principal campus à la suite du blocage de plusieurs bâtiments par des étudiants, mercredi. 

LES FACS PARTIELLEMENT BLOQUÉES

  • Sciences Po Paris

Le campus situé 27 rue Saint-Guillaume a été réinvesti par des étudiants en colère vendredi, après un déblocage par les forces de l'ordre jeudi matin. Le bâtiment principal de la grande école a été fermé et les cours reprogrammés ailleurs. Une première occupation avait déjà duré de mardi soir à jeudi matin. 

  • Sciences Po Lille

L'Institut d'Etude Politique de Lille est occupé par des étudiants depuis jeudi. Selon le syndicat Solidaires étudiants, cette décision a été prise au cours d'une assemblée générale qui a réuni près de 200 personnes, "la plus grosse depuis des années". "Nous protestons contre la réforme instaurant la sélection à l'université mais aussi contre la réforme du rail et la loi asile et immigration", a expliqué le syndicat à Franceinfo.

Sciences Po Rennes

À Sciences Po Rennes, un amphithéâtre est occupé depuis mardi soir par des étudiants mécontents de la réforme de l'accès à l'université. L'école a même été fermée jeudi et vendredi. "On voit demi-journée par demi-journée comment ça évolue", a confié Marion Turbiez-Miquel, en charge de la communication à l'IEP, à Ouest-France. "Pour l'instant, les cours sont annulés, en espérant que ça ne dure pas trop longtemps. On réfléchit à la question, en imaginant différents scénarios."

  • Le campus de Saint-Denis près de Paris

Le campus de Paris 8 est perturbé depuis le 3 avril. Comme à Tolbiac, des cours dispensés par des professeurs solidaires sont proposés dans le cadre d'une "université ouverte". Certaines des activités de l'université peuvent se dérouler normalement, souligne cependant la page Facebook de la structure

  • Le campus de Villejean à Rennes-II

À Rennes, le site de Villejean est barricadé depuis lundi 9 avril. L'assemblée générale a voté pour la poursuite du blocage jusqu'au 30, soit la date théorique du début des examens. Des perturbations ont également affecté l'Institut d'études politiques où un amphi a été bloqué hier soir et dans la nuit.

  • L'université de Strasbourg

A l'université de Strasbourg, certains sites de la faculté sont toujours bloqués malgré le résultat d'un vote électronique favorable à la tenue des cours et des examens. Douze bâtiments sont toujours occupés selon 20 Minutes.  

  • Le campus de Nancy 

Le campus est bloqué depuis le 22 mars mais des étudiants ont saisi la justice pour obtenir la levée des occupations, selon Franceinfo. Les bâtiments où se déroulent les cours de Lettres et de Sciences humaines sont pour l'instant inaccessibles. 

  • Le campus de Metz 

L'UFR Sciences humaines et sociales, l'UFR Arts, lettres et langues et l'UFR Droit économie et Administration sont bloqués depuis plusieurs jours. Un vote doit avoir lieu mercredi 18 avril. Les examens ne sont pour l'instant ni reportés ni annulés selon le site Lorraine Actu

  • Le site de la Victoire à Bordeaux 

"Une poignée" d'étudiants occupent encore le site de la fac de psychologie, à quelques jours du début des examens, rapporte Sud-Ouest. Les examens en sciences humaines ont été délocalisés pour contourner le blocage et devraient se tenir à partir de la semaine prochaine.

  • Le campus Saint-Charles à Marseille

Les 14 entrées du campus de l'université Saint-Charles (Sciences) sont bloquées par des barricades. L'assemblée générale qui s'est déroulée mercredi a voté le maintien du blocage.