Attentats de Trèbes et Carcassonne : deux personnes libérées, trois gardes à vue toujours en cours

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Deux membres de l'entourage du djihadiste Radouane Lakdim ont été remis en liberté, trois autres restent en garde à vue.
Deux membres de l'entourage du djihadiste Radouane Lakdim ont été remis en liberté, trois autres restent en garde à vue. © PASCAL PAVANI / AFP
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Deux personnes placées en garde à vue mardi dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Trèbes et Carcassonne ont été libérées jeudi soir, a indiqué une source judiciaire. Cinq personnes avaient été interpellées mardi.

Deux personnes placées en garde à vue mardi dans le cadre des investigations visant à déterminer comment l'auteur des attentats de Trèbes et Carcassonne en mars 2017 s'était procuré son arme ont été libérées jeudi soir, a indiqué une source judiciaire. Selon cette source, les trois autres gardes à vue se poursuivaient vendredi matin. Cinq personnes au total, âgées de 19 à 29 ans et résidant dans l'Aude - département où ont eu lieu les attaques du djihadiste Radouane Lakdim - avaient été interpellées mardi matin. 

Un attentat mortel

Le 23 mars 2017, Radouane Lakdim, 25 ans, avait volé une voiture à Carcassonne dont il avait abattu le passager et blessé le conducteur par balle. Il avait ensuite tiré sur des policiers devant leur caserne, avant d'entrer dans un supermarché Super U à Trèbes où il avait tué un boucher, un client ainsi que le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui s'était livré comme otage à la place d'une femme. L'assaillant avait finalement été abattu par des gendarmes de l'antenne GIGN de Toulouse. Ses attaques avaient été revendiquées par l'organisation djihadiste Etat islamique (EI).

Déjà plusieurs personnes de l'entourage de l'assaillant mis en examen

Rapidement, la compagne du tueur, Marine P., une jeune convertie à l'islam alors âgée de 16 ans, avait été mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placée en détention provisoire. Trois autres personnes présentées comme des membres de l'entourage du djihadiste, Samir M., Ahmed A. et Sofian B., ont été mises en examen et incarcérées en octobre 2018. Elles sont soupçonnées à divers degrés d'avoir apporté leur aide au djihadiste, alors petit délinquant de Carcassonne connu pour sa radicalisation islamiste.

Samir M., un ami de Lakdim, est soupçonné de l'avoir aidé à acheter le couteau utilisé au cours des attaques, selon une source proche du dossier. Des armes ont été retrouvées chez lui dans un faux plafond, selon cette source. En décembre, une cinquième personne, Baghdad H., un proche de l'assaillant, a été mise en examen, pour "non-dénonciation de crime terroriste", et laissé libre sous contrôle judiciaire.