Attaque de Marseille : les victimes sont deux cousines

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L'une était étudiante en médecine dans la cité phocéenne, l'autre faisait une école d'infirmières dans la région lyonnaise. 

Les deux victimes qui ont succombé dans une attaque au couteau à la gare Saint-Charles de Marseille dimanche, sont deux cousines de 20 et 21 ans, l'une originaire de Lyon et l'autre originaire des Bouches-du-Rhône, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Une étudiante en médecine "brillante". Selon cette source, l'une d'entre elles faisait ses études de médecine à Marseille et était originaire d'Eguilles, une commune située à une vingtaine de kilomètres de la cité phocéenne. "Elle a fréquenté l'école communale d'Eguilles. Elle avait les qualités d'une jeune fille intégrée dans un village, la gentillesse, l'amabilité", a rapporté Robert Dagorne, maire de ce village. "C'est une famille bien rangée, une famille intégrée", a-t-il précisé, décrivant des proches très choqués. Cette jeune femme, âgée de 20 ans, vivait sur le campus universitaire, a précisé de son côté le président de l'association des étudiants de l'Université d'Aix-Marseille. Élève "brillante", selon le président de l'université Yvon Berland, elle avait réussi le concours de première année du premier coup, et obtenu une moyenne de 15 sur 20 en deuxième année.

Une cousine venue en visite. Sa cousine était venue lui rendre visite pour le weekend. Le cabinet du maire de Rillieux-la-Pape dans le Rhône a confirmé que la seconde jeune fille était originaire de la petite ville de la banlieue de Lyon où vivent ses parents et qu'elle suivait des études d'infirmière à Lyon.

L'agresseur connu de la police. L'attaque est survenue sur le parvis près de l'entrée principale de la gare de Marseille. L'assaillant, âgé d'une trentaine d'années et qui ne portait pas de papiers sur lui, a égorgé l'une des victimes et poignardé l'autre, avant d'être abattu par des militaires de l'opération Sentinelle. Selon des témoins, il aurait crié "Allah Akbar". Il était connu pour des faits de droit commun sous plusieurs identités, selon des sources proches de l'enquête.

Revendication par l'EI. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte notamment pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste" et "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique". Dimanche soir, l'organisation Etat Islamique (EI) a fait savoir via son organe de propagande que l'assaillant "provient des soldats de l'Etat islamique".