ecole maternelle 3:22
  • Copié
Laura Laplaud
Quatre hommes se sont introduits dans une école maternelle à Montpellier lundi en fin d’après-midi. Armés de barres de fer, ils s’en sont pris à un animateur de 35 ans. Un père de famille a tenté d’aider la victime, mais il a été, lui aussi, roué de coups. Les invités de Punchline, sur Europe 1 et CNews, sont revenus sur cette "violence ordinaire".

Une scène terrifiante, celle d’un animateur de 35 ans tabassé à coups de barres de fer dans l’enceinte même de l’école maternelle Jeanne Deroin à Montpellier lundi à 17h30. Une "violence physique ordinaire" selon Thibault de Montbrial, avocat, qui "est en train de redevenir un mode de régulation du conflit". "Il n’y a plus de sanctuaire, il n’y a plus de lieux qui sont protégés, on pourrait quand même penser qu’une école maternelle est un endroit où les gens ne vont pas venir régler leurs comptes", a-t-il tonné mercredi au micro de Laurence Ferrari sur le plateau de Punchline.

Frappé à plusieurs reprises

Cet homme, frappé à coups de tête, à coups de pied et à coups de barres de fer, a reçu l’aide d’un père de famille de 32 ans, présent sur place. "Ce n’est pas pour jouer les héros, mais je voyais qu’il était en train de se faire démolir donc je l’ai pris, je me suis servi de mon corps pour faire bouclier pour protéger ce pauvre gars qui se faisait lyncher", a-t-il témoigné sur Europe 1 et CNews.

Sur le plateau de Punchline mercredi soir, l’indignation est générale. "L’effet recherché par les agresseurs est un effet de meute, un effet de bestialité absolu où la vie humaine, où l’autre est complètement nié", affirme Thibault de Montbrial.

Les deux hommes sont blessés, mais en bonne santé. "J’ai reçu un coup au niveau de la lèvre supérieure, j’ai eu la mâchoire décalée, heureusement rien de grave pour moi", a précisé le père de famille. "Je pense qu’on aura assez d’information rapidement pour coincer ces abrutis, ces assassins en puissance parce que s’ils sont capables de faire ça, ils sont capables de faire autre chose", a lancé Christian Prouteau, le fondateur du GIGN au micro de Laurence Ferrari.