Affaire Daval : Europe 1 a pu consulter l'ordonnance qui renvoie Jonathann devant les assises

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Jonathann Daval a avoué le meurtre de son épouse Alexia en 2017. 1:12
Jonathann Daval a avoué le meurtre de son épouse Alexia en 2017. © SEBASTIEN BOZON / AFP
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Le renvoi devant les assisses de Jonathann Daval pour le meurtre avoué de son épouse Alexia en 2017, a été décidé mercredi par une juge d'instruction dans une ordonnance rendue le même jour. Un document de 30 pages pour cette affaire de "meurtre sur conjoint" qu'a pu consulter Europe 1. 

Après plus de deux ans d'instruction, Jonathann Daval, qui, en 2018, avait avoué le meurtre de son épouse Alexia en 2017, sera jugé cette année pour "meurtre sur conjoint" devant les assises de la Haute-Saône où il encourra la réclusion criminelle à perpétuité. Écartant la préméditation, la juge d'instruction a donc donné, dans son ordonnance rendue mercredi, son feu vert à un procès. Un document qu'Europe 1 a pu consulter. 

30 pages pour décider du procès

C'est une affaire "hors norme au regard des moyens mis en œuvre pour la manifestation de la vérité", écrit la juge d'instruction. Au fil des trente pages de cette ordonnance qui renvoie Jonathann Daval devant les assises pour "meurtre sur conjoint", la juge reprend chronologiquement toutes les dénégations du suspect : ses revirements, mais aussi ses aveux "tardifs", souligne la magistrate qui fustige au passage les fuites dans la presse et les sorties médiatiques des avocats de la défense.

Deux ans d'enquête, plus de 6.300 pages de procédure

Méthodiquement, elle liste la douzaine d'éléments matériels à charge contre Jonathann Daval, au-delà de ses aveux. Elle écarte l'hypothèse d'un acte prémédité pour retenir celle d'une violente dispute qui dégénère, d'un coup de colère du mari qui, néanmoins, aurait volontairement donné la mort, lui qui a reconnu avoir continué à serrer le cou de son épouse pendant plusieurs minutes alors qu'elle était déjà inconsciente.

 Après deux ans d'enquête, et plus de 6.300 pages de procédure, c'est donc un procès très suivi qui devrait s'ouvrir dans quelques mois. 

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Ugo Pascolo avec AFP