A la frontière franco-italienne, une maison paroissiale ouverte pour les migrants

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Le col et la station de Montgenèvre à la frontière franco-italienne. L'église de Clavière se trouve à quelques kilomètres, sur le territoire italien, Photo d'illustration. 1:10
Le col et la station de Montgenèvre à la frontière franco-italienne. L'église de Clavière se trouve à quelques kilomètres, sur le territoire italien, Photo d'illustration. © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
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Tout près de la frontière française, l'association 'Tous Migrants' a ouvert un lieu d'accueil pour les migrants qui comptent arriver en France par le col de Montgenèvre.
REPORTAGE

Même après l'émotion suscitée après le décès, en Italie, d'une migrante nigériane enceinte et malade qui avait tenté en vain de gagner la France avec son mari, de plus en plus de migrants tentent de passer la frontière franco-italienne, via le col de Montgenèvre. Ce week-end, un lieu d'accueil a été ouvert par des associations dans le village de Clavière, en Italie, tout près de la frontière avec la France.

Une église comme repère et point d'accueil. C'est une maison paroissiale qui a été réquisitionnée pour faire face à la situation. "Ça devient un lieu d'accueil puisqu'on est en train d'installer tout ce qu'il faut pour", explique Benoît Ducos de l'association 'Tous Migrants'. Il énumère : "On a installé un dortoir, une cuisine. Il y a de la nourriture. Cette église, à Clavière, c'est un peu le point d'arrivée des migrants. Elle est facilement repérable pour eux. C'est souvent là qu'ils arrivent, qu'ils commencent à chercher un chemin dans la neige pour pouvoir se rendre en France."

"On ne peut pas les laisser continuer en baskets et pull". Jusqu'à présent, l'association n'avait pas réussi à ouvrir ce lieu. "Mais face à l'arrivée massive de migrants, on a été obligé de prendre l'initiative, parce que quand les gens arrivent à pied, à 2h du matin depuis Oulx (en Italie) par exemple et qu'il fait -15 °C, on ne peut pas les laisser continuer en baskets et en pull-over. Ce n'est pas possible, il faut pouvoir les mettre à l'abri."

Europe 1
Par Rémi Pierre, édité par A.D