Italie : émotion après la mort d'une migrante enceinte

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Arrivée en Italie, la femme enceinte s'était d'abord vu refuser de passer en France. (illustration)
Arrivée en Italie, la femme enceinte s'était d'abord vu refuser de passer en France. (illustration) © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Une migrante nigériane, qui s'est d'abord vu refuser l'entrée en France, est morte la semaine dernière en Italie, après avoir donné naissance à un bébé prématuré. 

Une information judiciaire a été ouverte samedi à Turin après la mort d'une migrante nigériane qui avait tenté en vain de gagner la France avec son mari, enceinte et malade, rapportent la presse et des associations italiennes. Beauty, 31 ans, est morte la semaine dernière dans un hôpital de Turin. Son bébé, né par césarienne juste avant, est un grand prématuré mais se porte plutôt bien selon les médecins. La jeune femme et son mari vivaient près de Naples. Quand Beauty a réalisé qu'elle souffrait d'un lymphome, elle a souhaité finir sa grossesse auprès de sa sœur en France, mais les gendarmes français ont bloqué le couple à la frontière le 9 février.

Elle décide de rester avec son mari en Italie. Alors que Beauty était alors enceinte de 6 mois et peinait à respirer à cause du lymphome, les gendarmes l'ont juste déposée en pleine nuit devant la gare de Bardonnecchia, selon Rainbow4Africa. "Les courriers traitent mieux leurs paquets", a dénoncé Paolo Narcisi, un responsable de cette association qui participe à l'aide aux migrants du côté italien des Alpes. Le mari a ensuite précisé à des médias italiens que c'est lui qui avait été bloqué à la frontière, et que Beauty, autorisée à entrer en France, avait choisi de rester avec lui. Hospitalisée à Rivoli, au pied du Val du Suze, puis dans un service spécialisé à Turin, elle n'a survécu que quelques semaines.

7 mois, 700 grammes. Son bébé Israël, né le 15 mars à 29 semaines de grossesse, pesait alors 700 grammes. En une semaine, passée essentiellement sur le ventre de son père, il a atteint près de 1 kg, selon les services médicaux. L'histoire est largement reprise dans les médias italiens, qui rappellent les déboires en France d'un bénévole convoqué après avoir porté assistance à une famille nigériane, dont une femme enceinte. Selon ce bénévole, Benoît Ducros, les douaniers français ont tardé à appeler les pompiers pour aider la femme et ont aussi envisagé un temps de renvoyer le père et deux enfants de 2 et 5 ans en Italie.