Vaccination : Alain Fischer écarte un élargissement et assure qu'il "n'y a pas de gâchis"

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Alain Fischer est le "Monsieur vaccination" du gouvernement. 4:40
Alain Fischer est le "Monsieur vaccination" du gouvernement. © Europe 1
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Sur Europe 1, Alain Fischer, le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, a écarté l'idée d'un élargissement de la campagne de vaccination, alors que certains créneaux restent vides. Mais il assure qu'il n'y a "pas de gâchis" de doses. 
INTERVIEW

Faut-il élargir la campagne vaccinale à d'autres tranches d'âge que les plus de 55 ans ? Alors que le gouvernement compte toujours sur la campagne de vaccination pour faire reculer l'épidémie de coronavirus, les créneaux disponibles pour une injection sont de plus en plus nombreux, et plusieurs centres ont des difficultés à les remplir. Invité mercredi d'Europe 1, le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale Alain Fischer a défendu l'organisation actuelle et écarte l'idée d'un élargissement. Mais il assure qu'il n'y a "pas de gâchis" de doses. 

"Plus de 20 millions de doses de vaccins ont été administrées à des Français", rappelle Alain Fischer, "ce qui est bien, mais encore loin du compte". Mais la règle, "légitime", est toujours de "vacciner en priorité les personnes vulnérables par l'âge et la maladie". Et pour ces publics, estime l'invité d'Europe 1, "il faut poursuivre, ce n'est pas fini". 

"Il y a encore des personnes vulnérables", précise Alain Fischer, faisant remarquer que la vaccination va être ouverte aux personnes obèses de moins de 50 ans.

Des créneaux libres ? "Il n'y en a pas tant que ça"

Revenant sur ces nombreux créneaux libres dans les centres, le "Monsieur vaccination" du gouvernement assure qu'"il n'y en a pas tant que ça". "On est dans une phase d'expansion du nombre de créneaux disponibles, donc il y a des ajustements qui se font", explique-t-il. 

Pour Alain Fisher, un élargissement de la campagne se ferait "forcément" au détriment des publics prioritaires. "À nombre de doses égal, si on ouvrait au premier venu, une personne prioritaire ne sera pas vaccinée aujourd'hui, mais dans un mois."

"Il faut faire des choix"

Bien sûr, convient le professeur, "il faut vacciner tout le monde". Mais, ajoute-t-il aussitôt, "il faut faire des choix" et la "priorité doit aller aux personnes qui ont le plus de risque ". 

Mais la multiplication des créneaux non utilisés ne risque-t-elle pas d'entraîner un gâchis de doses ? "Si on regarde les courbe du nombre de doses consommées, on voit que les choses avancent comme il faut, qu'il n'y a pas de gâchis, même si ça existe marginalement comme dans tout processus humain", répond Alain Fischer. 

Europe 1
Par Antoine Terrel