Face au coronavirus, 21 maires de la Loire en appellent à l’armée

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hôpital de campagne, Mulhouse 1:25
A Mulhouse, en mars, 30 lits avaient pu être installés dans un hôpital de campagne pendant deux mois. © PATRICK HERTZOG / AFP
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Alors que la deuxième vague épidémique déferle sur le pays, plusieurs communes de la Loire, confrontées à l'afflux de patients, réclament l'installation d'un hôpital de campagne dans la vallée du Gier. L'armée avait déjà été mobilisée face au Covid-19 en mars, dans le Grand Est.

La deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 touche désormais toute la France. La pression monte sur des régions qui avaient été épargnées en mars, au point que certains maires dans la Loire, près de Saint-Étienne, en appellent à l'armée pour construire un hôpital de campagne. "C'est un crève-cœur d'en arriver là", lâche au micro d'Europe 1 Régis Cadegros, premier adjoint du maire de Saint-Chamond et président du conseil de surveillance du Centre hospitalier du Gier.

"Si l'évolution persiste de cette façon, il va être difficile de prendre en charge tous nos patients", explique-t-il. Certaines communes de la vallée du Gier font partie des plus touchées de France. En une semaine, le nombre de cas graves soignés dans l'hôpital local est passé de 50 à 130. Un choc difficile à encaisser pour cette zone très rurale.

Manque de moyens humains

Régis Cadegros explique par ailleurs être confronté à un problème d’effectifs dans les services hospitaliers : "Nos soignants sont contaminés et d'autres sont malheureusement surbookés", déplore-t-il. "Si on n'a pas de moyens supplémentaires, on sera obligé de faire des choix sur les patients qui nous arrivent, parce que l'on ne pourra pas prendre en charge tout le monde."

Les élus des 21 communes concernées souhaitent désormais l’intervention de l'armée comme en mars dans le Grand Est, à Mulhouse. A l’époque, 30 lits avaient pu être installés dans un hôpital de campagne pendant deux mois. De manière générale, Régis Cadegros espère l'arrivée de soignants en renfort, dont des civils qui pourraient se porter volontaires.

Europe 1
Par Par Diane Berger, édité par Antoine Cuny-Le Callet