Sécu : le gouvernement envisage de rembourser 6 euros de moins pour les actes les plus chers

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Actuellement, pour la plupart des actes dont le tarif est supérieur ou égal à 120 euros, 18 euros restent à la charge des patients.
Actuellement, pour la plupart des actes dont le tarif est supérieur ou égal à 120 euros, 18 euros restent à la charge des patients. © PASCAL GUYOT / AFP
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Le gouvernement pourrait faire passer de 18 à 24 euros la participation forfaitaire payée par certains patients ou leur complémentaire santé pour certains actes lourds.

Le gouvernement envisage de faire passer de 18 à 24 euros la participation forfaitaire payée par certains patients ou leur complémentaire santé pour certains actes lourds, ont indiqué mercredi des sources concordantes, au lendemain de la présentation du budget de la Sécurité sociale pour 2019. 

"C'est une piste de réflexion", a confirmé le ministère de la Santé, assurant que cette augmentation, dénoncée mardi par la Mutualité française qui représente les mutuelles, n'avait pas "encore été décidée". Son coût "est estimé à 40 millions d'euros" par an, selon la Mutualité française, un montant confirmé par le Ctip, qui représente les institutions de prévoyance.

Aujourd'hui 18 euros restent à charge. Actuellement, pour la plupart des actes dont le tarif est supérieur ou égal à 120 euros, 18 euros restent à la charge des patients (sauf exception: invalides, femmes enceintes, malades chroniques, etc...), précise l'Assurance maladie sur son site internet. Cette participation est dans la très grande majorité des cas remboursée par les complémentaires santé (mutuelles, institutions de prévoyance ou assurances privées), qui couvrent plus de 9 Français sur 10.

Un risque de hausse des cotisations. L'augmentation de 18 à 24 euros a été présentée courant septembre par la Direction de la Sécurité sociale aux représentants des complémentaires santé, selon la Mutualité et le Ctip. Sa mise en oeuvre pourrait entraîner une hausse des cotisations versées par les assurés, prévient-on à la Mutualité. Son président Thierry Beaudet dénonce une mesure "injuste" concernant "des patients qui doivent subir, sans l'avoir choisi, des actes lourds" et qui supportent déjà des reste à charge "beaucoup plus importants que la moyenne".