L'infidélité serait-elle une maladie ?

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Des chercheurs ont étudié le comportements de certains rongeurs pour tenter de proposer une explication scientifique à l'infidélité. (Image d'illustration) 2:31
Des chercheurs ont étudié le comportements de certains rongeurs pour tenter de proposer une explication scientifique à l'infidélité. (Image d'illustration) © Pixabay
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Ce lundi, le docteur Jimmy Mohamed se penche sur les origines de l'infidélité. En effet, des expériences menées sur des rongeurs laissent penser que des variations hormonales pourraient expliquer le comportement volage de certains. Un spray nasal contre l'infidélité a même été testé par des chercheurs suédois.
DÉCRYPTAGE

Chaque matin du lundi au vendredi sur Europe 1, le docteur Jimmy Mohamed donne une série de conseils pour prendre soin de sa santé au quotidien. Ce vendredi, il se penche sur les mystères de l'amour, et leur versant obscur : l'infidélité. Des chercheurs ont établi un lien entre les hormones et le comportement volage de certaines espèces animales. Une corrélation qui s'appliquerait également aux êtres humains, laissant presque penser que l'infidélité est une maladie.

Pourquoi certaines espèces animales sont fidèles à leur partenaire et d'autres non ? 

"Des scientifiques ont regardé des campagnols des prairies qu'on a comparés aux campagnols des montagnes. Le campagnol des prairies a une particularité : il est très fidèle dès qu'il s'accouple. Il reste jusqu'à la fin de sa vie avec son/sa partenaire, alors que le campagnol des montagnes est un peu plus volage. Deux hormones ont été mises en cause : la première, c'est l'ocytocine. L'ocytocine est l'hormone de l'attachement et le campagnol des prairies, lorsqu'il a un rapport sexuel, reçoit un boom d'ocytocine qui le rend fidèle toute sa vie. À l'inverse, le campagnol des montagnes n'en sécrète pas, ce qui pourrait être une explication chimique à l'infidélité. 

Et puis, il y a une deuxième hormone, qu'on appelle la vasopressine, qui pousse l'animal à défendre son nid, un peu comme l'adrénaline. Encore une fois, le campagnol des prairies en sécrète en quantité, mais pas celui des montagnes. 

Que se passe-t-il lorsque les chercheurs influent sur les taux d'ocytocine des rongeurs ?

Les chercheurs se sont rendu compte qu'en bloquant l'ocytocine des campagnols qui étaient fidèles, ceux-ci devenaient infidèles. Et puis, à l'inverse, une injection d'ocytocine rendait le campagnol des montagnes fidèle à son partenaire. 

Quel lien entre ses expériences et l'infidélité chez l'être humain ? 

Des chercheurs suédois ont même poussé l'expérience en proposant un spray nasal chez l'homme. Les volontaires ont assuré avoir été un peu plus fidèles. De quoi apporter de nouveaux arguments au sempiternel débat pour savoir si l'infidélité est une maladie".

Europe 1
Par Jimmy Mohamed