Les masques "grand-public" bientôt généralisés ? "Ils sont efficaces", assure un pneumologue

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La production du masques "grand-public", en tissu et lavables, a augmenté pour s'approcher des 17 millions selon le Premier ministre Edouard Philippe. Ils pourraient être obligatoires dans les transports en commun à partir du 11 mai. Ils peuvent protéger jusqu'à 60, 70% selon un pneumologue, à condition de savoir l'utiliser correctement. 

Des masques grand public probablement obligatoires dans les transports en commun à partir du début du déconfinement le 11 mai. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a évoqué cette possibilité dans sa conférence de presse dimanche. Il a indiqué que la production hebdomadaire de ces modèles en tissu et lavables s’élevait à dix millions il y a quelques jours. Aux alentours du 11 mai, le gouvernement espère tourner aux alentours de 17 millions.

En France la production s’est accélérée : plus d'une centaine d'entreprises textiles fabriquent des masques en tissu, jour et nuit pour certaines. Sans compter tous ceux que les couturières de quartier et les particuliers confectionnent, ainsi que les importations. Une question demeure : quelle est l'efficacité de ces masques en tissu?

60-70% de protection

Pour le Professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue, on y voit plus clair depuis que la Direction générale de l'armement a testé les prototypes officiels. "Ces masques sont efficaces. Si on prend l’échelle de la protection respiratoire, le zéro c’est aucun masque ni rien, le 100%, c’est d’être confiné chez soi et de mettre un sas pour faire entrer les courses", précise-t-il. "Entre les deux on a le masque FFP2 de l’ordre de 95% et dans les masques qui répondent aux normes on est à 60, 70%". 

Si la personne en face de vous porte aussi un masque, la protection monte à 90% selon le Pr Dautzenberg. A condition de s'habituer à l'utiliser correctement : ne pas toucher son masque avec les mains - des particules du virus qui sont à l'extérieur peuvent contaminer les autres couches - ou ne pas baisser son masque pour fumer une cigarette par exemple, avant de le remettre. 

Europe 1
Par Virginie Salmen, édité par Mathilde Durand