Les footballeurs ont plus de chances de contracter une maladie du cerveau, selon une étude

foot, Lucas Moura, tête crédit : CHRISTOPHE SIMON / AFP - 1280
Le cerveau des joueurs de football serait fragilisé par les impact répétés © CHRISTOPHE SIMON / AFP
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avec AFP , modifié à
Contrairement aux joueurs de football américain ou aux boxeurs, les footballeurs reçoivent peu de coups violents à la tête et pourtant ces sportifs peuvent avoir des maladies du cerveau similaire.

Les footballeurs professionnels ont plus de chances de contracter une maladie du cerveau pouvant provoquer une démence, démontre une étude réalisée au Royaume-Uni et rendue publique mercredi dans la revue médicale Acta Neuropathologica.

"Un lien potentiel entre le football et l'ETC". Sur les six autopsies effectuées pour les besoins de l'étude, quatre ont révélé des signes d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC), une affection cérébrale observée chez d'anciens joueurs de football américain et d'anciens boxeurs ayant reçu de nombreux coups à la tête pendant leur carrière. L'étude a été faite sur quatorze anciens footballeurs (dont treize professionnels) atteints de démence et hospitalisés à Swansea, au Pays de Galles, entre 1980 à 2010.

"Nos résultats montrent un lien potentiel entre la pratique du football et l'ETC", a expliqué le principal auteur de l'étude, le Dr Helen Ling, de l'Institut de neurologie de l'University College London (UCL). "Il y a un besoin urgent d'identifier ces risques", a-t-elle insisté. "Une étude de grande échelle est indispensable et la coopération des organisations professionnelles, de la Fédération anglaise et de la Fifa sera nécessaire."

Un lien encore flou entre le football et la maladie d'Alzheimer. D'après l'étude, les anciens joueurs, dont les autopsies ont démontré qu'ils étaient atteints d'ETC, avaient aussi la maladie d'Alzheimer. Mais selon le Dr Ling, le lien entre les deux affections reste flou. "Il est probable que ce soit une combinaison de ces deux maladies qui a provoqué la démence chez ces anciens footballeurs", a-t-elle toutefois estimé.

Une maladie provoquée par des "impacts répétitifs non commotionnels". L'étude ne montre pas si les dommages infligés au cerveau sont la conséquence de têtes, de collisions entre joueurs ou sont liés à d'autres facteurs. Contrairement aux boxeurs ou aux footballeurs américains, les footballeurs sont rarement victimes de coups très violents à la tête avec perte de connaissance, les dommages seraient plutôt causés par ce que les chercheurs ont qualifié "d'impacts répétitifs non commotionnels".

L'étude précise que les risques pour les footballeurs du dimanche d'avoir une affection cérébrale sont "extrêmement faibles".