Double greffe des bras et des épaules à Lyon : comment va le patient ?

  • A
  • A
Une greffe d'épaules et de bras a été réalisée à Lyon, sur un patient islandais. Photo d'illustration. 1:18
Une greffe d'épaules et de bras a été réalisée à Lyon, sur un patient islandais. Photo d'illustration. © JEFF PACHOUD / AFP
Partagez sur :
Une greffe de deux bras et deux épaules sur un patient islandais a été réalisée à l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon il y a dix jours. L'opération avait duré plus de 15 heures et aujourd'hui, cet homme va bien. Il a donné de ses nouvelles dans une vidéo.

C'est un tout petit quelque chose dans le haut des bras, une sensation infime. Et pourtant, c'est la plus belle des victoires pour Félix Gretarsson qui s'adresse à ses médecins depuis son lit d'hôpital. "Je tiens à remercier toute l'équipe des médecins qui rendent cette opération possible", dit-il dans une vidéo diffusée par l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon, qui a réalisé la prouesse. Cet homme est devenu le 13 janvier le premier patient à être greffé des deux épaules et deux bras, et il va bien. Il y a vingt ans, cet islandais était amputé après une électrocution sur une ligne à haute tension. Il se remet tout doucement depuis son opération il y a 10 jours et commence même à avoir de nouveau des sensations. 

"Obtenir une flexion active du coude"

Une cinquantaine de spécialistes ont été impliqués, comprenant les meilleurs chirurgiens, les meilleurs anesthésistes, pour 15 heures d'opération, la plus impressionnante du genre au monde. "Les mains ne changent pas la vie, mais nos patients nous l'ont dit, elles redonnent la vie", confie Aram Gazarian, l'un des médecins de Felix. Il prévient tout de suite que cette greffe ne lui permettra pas de retrouver sa vie d'avant. "On ne peut pas promettre ce qu'on ne peut pas tenir. La seule chose qu'on peut dire, c'est qu'on a de bonnes raisons d'espérer qu'il obtienne une flexion active du coude à gauche. Le reste, on n'est pas sûr." 

Le patient le sait, lui qui a déjà subi une cinquantaine d'opérations depuis son accident. C'est un nouveau combat psychologique qui s'ouvre, car les risques de rejet sont réels et la rééducation, épuisante, doit durer plusieurs années.

Europe 1
Par Pierre Herbulot, édité par Séverine Mermilliod