A Lyon, de nouvelles restrictions sont attendues vendredi. 1:19
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Jean-Luc Boujon, édité par Séverine Mermilliod , modifié à
Alors que le ministre de la Santé a pointé du doigt, jeudi, Nice et Lyon comme villes où le virus circule de manière inquiétante, de nouvelles mesures de restriction sont attendues vendredi dans la capitale des Gaules. Elles pourraient concerner les bars, les rassemblements et la Foire de Lyon.
REPORTAGE

Nice et Lyon sont les deux nouvelles villes où le virus circule à un niveau inquiétant. Olivier Véran a donc demandé jeudi aux préfets de lui adresser d'ici samedi des propositions afin de limiter cette circulation, mesures qui pourraient ressembler à celles déjà en place à Marseille ou Bordeaux. Ces nouvelles restrictions sont en cours d'élaboration à la préfecture, mais déjà, les patrons de bars et de restaurants redoutent une fermeture à 23 heures de leurs établissements.

"Ça tue la profession"

"Aujourd'hui, déjà, on tourne à -50%, donc fermer à 23 heures, c'est même pas la peine...", déplore Yann Borgèse, gérant du bar le Sirius. "Les gens arrivent à 19 heures pour l'apéro, donc si on ferme à 23 heures cela veut dire qu'on arrête le service à 22h : on bosse pour 3 ou 4 heures, ce n'est pas du tout intéressant pour l'établissement, ça tue la profession."

Vers une annulation de la foire de Lyon ?

Autre crainte : l'annulation pure et simple des grands événements accueillant du public à l'image de ce qui s'est passé pour la Foire de Marseille. Justement, celle de Lyon est programmée dans trois semaines. "Nous disons au préfet que la Foire de Lyon peut se tenir, avec toutes les protections sanitaires voulues, puisque nous adoptions les éléments du référentiel de notre profession, auxquels nous rajoutons des équipes qui s'assurent que les publics adoptent bien les gestes barrières", assure Philippe Pasquier, responsable chez l'organisateur GL Events, selon qui il est possible de la maintenir. "Cela peut se passer très bien ! Nous en avons eu la preuve sur les six salons que nous avons fait depuis le 1er septembre."

Les rassemblements de plus de dix personnes sur l'espace public pourraient eux aussi aussi être interdits, comme à Bordeaux. Jeudi soir, les groupes de 15, 20, 30 personnes étaient pourtant encore nombreux assis dans l'herbe, sans masque, sur les berges du Rhône.