Confinement : "ça va être très dur" de stopper l'épidémie en France, prévient le professeur Cyrille Cohen

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Des spécialistes craignent que le confinement actuel ne soit pas suffisant pour vaincre l'épidémie. 1:00
Des spécialistes craignent que le confinement actuel ne soit pas suffisant pour vaincre l'épidémie. © AFP
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Directeur du laboratoire d'immunothérapie de l'université de Bar Ilan, en Israël, le professeur Cyrille Cohen n'est pas convaincu par le confinement mis en place par le gouvernement, qu'il juge trop léger pour faire face au variant britannique.  
INTERVIEW

Alors qu'en Israël, le pays rouvre progressivement ses lieux publics, parmi lesquels les bars et les restaurants, la France, elle, est encore aux prises avec l'épidémie de coronavirus. Face à une troisième vague provoquée par le variant anglais, 16 départements sont ainsi reconfinés depuis samedi, et de nombreux spécialistes réclament un élargissement de ces mesures à l'ensemble du pays. Sur Europe 1, le professeur Cyrille Cohen, directeur du laboratoire d'immunothérapie de l'université de Bar Ilan, en Israël, n'est lui non plus pas convaincu par la stratégie française, qu'il juge insuffisante. 

"Je suis quand même un peu inquiet et frustré", confie-t-il. "Il faut se rendre compte que ce virus circule très librement, surtout le variant britannique". 

"Moins on confine, plus cet état va durer"

Pour Cyrille Cohen, "moins on confine, plus cet état va durer et l'épidémie continuera à se propager, surtout si vous ne vaccinez pas".  En Israël, rappelle-t-il, "au mois de janvier, nous vaccinions à un rythme de 2% de la population par jour, et c'est ce qui nous a permis, à la fin du confinement, de rouvrir progressivement et de nous en sortir".

Selon le professeur, les mesures françaises sont donc insuffisantes, et doivent de toute façon être mises en place en parallèle d'une campagne de vaccination massive. "Si vous ne combinez un confinement d'un côté, plus une vaccination, ça va être très dur de stopper l'épidémie et de retourner à une certaine routine", prévient-il. 

Europe 1
Par Antoine Terrel