A Saint-Nazaire, un nombre anormal de décès prématurés

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Une étude de l'Observatoire régional de santé (ORS) met en lumière une surmortalité dans la région de Saint-Nazaire, notamment en matière de cancers.

Les habitants de Saint-Nazaire meurent davantage et plus jeunes : c'est le résultat des deux enquêtes diligentées par l'ARS et l'ORS (les agences et observatoire régionaux de santé). L'étude constate sur 22 communes de l'agglomération une surmortalité de 28% par rapport à la moyenne nationale chez les habitants de 65 ans.

Des chiffres jugés "anxiogènes" voire "alarmants" par le sous-préfet de Saint-Nazaire, Michel Bergue. Le taux monte à 38% chez les hommes de cet âge. Dans 41% des cas, la mort est due à un cancer, notamment celui du poumon.

Une région où se concentrent de nombreuses activités industrielles

Les deux enquêtes mettent aussi en lumière un surnombre de maladies cardiovasculaires et respiratoires. Les causes sont multiples, selon les autorités sanitaires. Elles mettent notamment en avant l'alcool et le tabac, sans nier toutefois le risque environnemental.

Les associations, elles, s'inquiètent de la qualité de l'air sur ce territoire où se développent nombre d'activités industrielles (la raffinerie Total, l'usine Airbus, les chantiers de l'Atlantique). Les rejets de polluants posent question. L'association nationale de défense des victimes de l'amiante (Adeva) note une hausse sensible des cancers de l'œsophage, du pharynx et de l'estomac, souvent liés à des produits inhalés pendant de nombreuses années et qualifiées généralement de "maladies professionnelles". D’autres études sont évoquées afin d’affiner les constats.

Europe 1
Par François Coulon