Ces médecins sur le pont tout l’été pour permettre à la population d’être soignée

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REPORTAGE - Une trentaine de médecins ont organisé un système d’astreinte à Maubeuge pour combler le manque laissé par leurs collègues en vacances. Une initiative d'autant plus appréciée que le mois de juillet est "celui où il y a le plus de passage" dans les urgences locales. 
REPORTAGE

C'est une astreinte bienvenue. Après plus de trois mois de grève des soignants des urgences, et alors qu'ils sont appelés à battre le pavé mardi, l'initiative de cette trentaine de médecins de Maubeuge va certainement soulager le service des urgences locales, à l'aube d'une période traditionnellement chargée : les vacances d'été

L'idée est aussi simple qu'elle promet d'être efficace : une astreinte pour garantir les soins non-urgents. Ils sont une trentaine de médecins à s'être réunis autour de Pierre-Marie Couet, qui a chapeauté le système. "Le but du jeu, c'est bien que l'urgentiste soit face l'urgence et qu'on puisse avoir en ville une réponse à cette demande de soins non-programmés, c’est-à-dire un patient qui cherche un médecin en début d'après-midi et qui n'en trouve pas", explique-t-il, avant de résumer : "A partir du moment où vous structurez une organisation, ça marche très bien".

Un numéro de téléphone unique et un site internet

Concrètement, les futurs patients ont accès à un numéro de téléphone unique et un site internet pour leur permettre de prendre rendez-vous avec un praticien entre 14 heures et 18 heures. Un système qui permet à Philippe Alarcon, le patron des urgences de Maubeuge, d'envisager l'été un peu plus sereinement, alors que sept médecins ont quitté son service sans être remplacés ces derniers mois.

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"Pour nous, le mois de juillet est celui où il y a le plus de passage, avec des patients qui viennent consulter pour des pathologies qui peuvent souvent être prises en charge par la médecine de ville", rappelle-t-il. "Je pense que ce système va nous soulager. Si cette réponse se réitère régulièrement, les patients vont changer leurs habitudes et ne plus aller systématiquement vers les urgences". Et si l'expérience est concluante, ce système d’astreinte pourrait bel et bien être étendu à d'autres villes du bassin de la Sambre.

Europe 1
Par Lionel Gougelot, édité par Ugo Pascolo