Violences faites aux femmes : "Notre pays n’a pas été foutu de mettre en place le bracelet anti-rapprochement"

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Aurélien Pradié était l'invité de la matinale d'Europe 1 1:47
Aurélien Pradié était l'invité de la matinale d'Europe 1 © Europe 1
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Invité dimanche de la matinale d'Europe 1, le secrétaire général des Républicains et député du Lot Aurélien Pradié a dénoncé l'inaction du gouvernement concernant la lutte contre les violences faites aux femmes. "J'ai des doutes sur la volonté d’engagement du garde des Sceaux". 
INTERVIEW

Le gouvernement en fait-il assez concernant la lutte contre les violences faites aux femmes ? Non, à entendre Aurélien Pradié. Au micro d'Europe 1 ce dimanche, le secrétaire général des Républicains et député du Lot est revenu sur la mise en place des bracelets anti-rapprochements, une mesure présente dans la loi qu'il avait portée à l'Assemblée nationale et qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2020. "La loi est en application depuis le premier janvier et depuis, notre pays n’a pas été foutu de mettre en place le bracelet anti-rapprochement", dénonce-t-il. 

Le confinement n'est pas une excuse pour justifier le retard, selon le député

"Je n’imagine pas qu’une grande nation comme la nôtre ait besoin de plusieurs mois pour appliquer des dispositions aussi essentielles de protection des femmes", a-t-il dit, invitant la France à s'inspirer de l'Espagne. "Dans un grand pays comme le nôtre, les administrations doivent être capables de travailler y compris durant le confinement. D'autres pays le font déjà : nous n’avons pas besoin d’inventer les bracelets, ils existent ailleurs". 

Aurélien Pradié a même mis en cause Eric Dupond-Moretti, récemment nommé au ministère de la Justice. "Le garde des Sceaux a indiqué qu’il allait généraliser le bracelet (...) mais l’écart entre les paroles et les actes est abyssal. J’ai des doutes sur la volonté d’engagement du garde des Sceaux. Je l’ai déjà interpellé et je le referai à la rentrée", a lancé le député du Lot. Mettre en place ces bracelets, selon lui, n'est qu'une "question de volonté politique". "Il faut passer aux actes urgemment", a-t-il conclu. 

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Europe 1
Par Ariel Guez