Valérie Pécresse sur l’islamisme radical : "Le phénomène s’aggrave"

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Emmanuel Macron présentera vendredi sa stratégie contre les "séparatismes", notamment l’islamisme radical. La présidente LR de la région Île-de-France Valérie Pécresse a dénoncé lundi sur Europe 1 un "phénomène (qui) s’aggrave" et accusé la classe politique de faire preuve "d'angélisme".
INTERVIEW

Le discours d’Emmanuel Macron sur les "séparatismes", ce vendredi, est très attendu. Avant cette allocution présidentielle, Valérie Pécresse a déploré que le "phénomène" de l’islamisme radical "s’aggrave". "Il y a eu une forme de naïveté collective. Mais la vérité c’est que le phénomène s’aggrave. Après le Bataclan, plus personne ne pouvait dire qu’on ne prenait pas la mesure du phénomène. Ce n’est pas normal que cinq ans après les attentats de novembre 2015 on soit toujours dans l’angélisme", a pointé du doigt la présidente LR de la région Île-de-France, lundi soir sur Europe 1.

"On le voit dans les clubs de sport et dans l’Éducation nationale"

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a notamment cité l’exemple de l’Éducation nationale et des clubs de sport. "L’islamisme est autant dans le séparatisme, se séparer de la République, que dans l’entrisme, ce qu’on voit dans les clubs de sport ou dans l’Éducation nationale. Il y a la volonté de pénétrer dans les lieux pour pouvoir influencer notamment les enfants et imposer une loi religieuse qui serait au-dessus de la loi de la République. C’est dangereux quand on dit à des enfants 'vous êtes d’abord musulmans avant d’être Français'", a-t-elle assuré.

La ministre des Sports Roxana Maracineanu, invitée lundi matin sur Europe 1, n’a pas nié l’existence de dérives dans certains clubs mais elle a souligné qu’il n’existe "pas de données objectives" sur le sujet.

 "Il faut arrêter de regarder ailleurs"

Valérie Pécresse a également abordé le sujet des fichés S pour islamisme radical. "On avait promis aux maires de donner les noms de ces fichés S, on ne les donne toujours pas. Aujourd’hui, peut-on être sûr qu’il n’y a pas de fichés S dans l’Éducation nationale ?", a-t-elle demandé. "Aujourd’hui il y a des éducateurs sportifs qui sont fichés S. Qu’est-ce qu’on attend ? Ça fait des années que je dénonce ce phénomène et qu’il ne se passe rien. Il faut arrêter de regarder ailleurs. La crise sanitaire et économique ne peut pas nous détourner du fait que, dans l’ombre, nos ennemis se réorganisent et se réarment."