Un nouveau portrait de Macron décroché par des militants écologistes

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Des militants de l'association ANV-COP21 (Action Non-Violente-COP21) ont décroché jeudi le portrait du chef de l'État.
Des militants de l'association ANV-COP21 (Action Non-Violente-COP21) ont décroché jeudi le portrait du chef de l'État. © AFP
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Ce portrait du chef de l'État est le 32ème à avoir été décroché, jeudi, dans la mairie du VIIIème arrondissement de Paris.

Un 32ème portrait d'Emmanuel Macron a été décroché jeudi dans une mairie par des militants écologistes "contre l'inaction climatique et sociale du gouvernement", alors que des journalistes ont été convoqués pour avoir couvert des opérations similaires.

Ce portrait a été enlevé par des militants de l'association ANV-COP21 (Action Non-Violente-COP21) dans la mairie du VIIIe arrondissement à Paris, selon un communiqué. Ils ont entamé fin février ce mouvement dans différentes villes de France pour laisser "un vide symbolisant l'inaction du gouvernement" dans les mairies, expliquent-ils. Selon ANV-COP21, ces actions ont valu à "43 personnes (d'être) auditionnées, 23 placées en garde à vue et 17 perquisitions ont eu lieu en l'espace de quelques semaines".

Des journalistes convoqués à la gendarmerie. Mercredi, un journaliste du Maine-Libre (groupe SIPA-Ouest-France), Bruno Mortier, a été entendu par la gendarmerie comme "témoin" après avoir couvert pour son travail une opération de décrochage d'un portrait d'Emmanuel Macron dans une mairie, a-t-il expliqué. Un correspondant du quotidien Ouest-Franceest convoqué vendredi pour la même affaire. Dans un premier temps, mardi, Bruno Mortier avait reçu une convocation spécifiant qu'il était "soupçonné d'avoir commis ou tenté de commettre l'infraction de vol en réunion".

Le syndicat national des journalistes dénonce une "entrave à la liberté d'informer". "Du jamais vu", avait protesté dans un communiqué le syndicat national des journalistes (SNJ), en dénonçant "une entrave à la liberté d'informer". Il avait reçu une heure avant son audition une nouvelle convocation selon laquelle, cette fois, il devait être entendu comme "témoin" dans le cadre d'une enquête pour vol en réunion. Selon la gendarmerie nationale, consigne a été passée aux unités de gendarmerie par le bureau de la lutte anti-terroriste (B-LAT) que toutes les données collectées sur le terrain concernant les vols de portraits du président Macron leur soient envoyées. Ceci n'a rien d'extraordinaire, selon la gendarmerie nationale.