Selon Loiseau, la polémique sur sa présence sur une liste d'extrême droite est partie de Minute

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Nathalie Loiseau est confrontée à une polémique liée à sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite.
Nathalie Loiseau est confrontée à une polémique liée à sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite. © JOEL SAGET / AFP
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Selon Nathalie Loiseau, tête de liste LREM pour les européennes, la polémique sur sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite a été lancé par l'hebdomadaire "Minute".

Nathalie Loiseau, tête de liste LREM pour les européennes, rattrapée par sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite, a affirmé mercredi que la polémique était "partie" de l'hebdomadaire Minute et visait au fond Emmanuel Macron. Qui profitera de cette polémique? "L'extrême droite", a-t-elle répondu sur Cnews. "Qui est-ce qu'on dérange aujourd'hui? Devant qui est-ce qu'on est dans les sondages? Qui est-on en train mettre en difficulté? L'extrême droite".

"La question venait de Minute". Revenant sur la manière dont sa présence passée sur une liste étudiante d'extrême droite a été révélée, elle a raconté s'être "exprimée la première fois le 12 avril, interviewée par Mediapart". Avant cela, "quand mon entourage m'a interrogée, la question venait de Minute".

Donc "Mediapart a recopié Minute. Et ça vous pose pas de question que la liste qui combat le plus efficacement l'extrême droite (...) soit attaquée par Minute ? Moi ça m'interroge, et on me dit 'Minute dit que vous avez été d'extrême droite'. J'ai répondu non ! Je n'ai jamais été d'extrême droite". "C'est parti de Minute", a-t-elle insisté, jugeant, à propos de Mediapart, que "parfois on est l'idiot utile de quelqu'un".

"Vous croyez qu'on s'intéresse à Nathalie Loiseau ?". Interrogée pour savoir si Emmanuel Macron était finalement la cible réellement visée, elle a jugé que c'était "évident". "Vous croyez qu'on s'intéresse à Nathalie Loiseau ? J'ai l'humilité de penser que mes opposants s'en fichent complètement", a-t-elle fait valoir en disant avoir le soutien du chef de l'Etat, et souhaiter "plus que jamais" rester tête de liste.

Nathalie Loiseau, qui avait déjà ciblé le patron de Mediapart, Edwy Plenel, sur son passé d'extrême gauche, a encore fustigé ceux qui "à 20 ans étaient trotskistes, maoïstes, considéraient que la révolution permettait tout", et "les petits procureurs journalistiques, qui se targuent d'être des justiciers". Quant au patron de LR, Laurent Wauquiez, qui a douté mardi que Nathalie Loiseau garde encore le "moindre crédit", elle a dit "adore(r) l'entendre parler de crédibilité", lui qui, après avoir porté un gilet jaune, l'"avait oublié".