Réforme des retraites : «Nous avons un bon rapport de force», assure Mathilde Panot

Mathilde Panot a estimé que les opposants à la réforme des retraites, partaient avec "un bon rapport de force".
Mathilde Panot a estimé que les opposants à la réforme des retraites, partaient avec "un bon rapport de force". © Alain JOCARD / AFP
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Europe 1 avec AFP , modifié à
Lors d'une interview, la présidente du groupe La France insoumise a l'Assemblée nationale Mathilde Panot a estimé que les opposants à la réforme des retraites, présentée mardi par le gouvernement, partaient avec "un bon rapport de force". "Je comprends que (le gouvernement) soit un peu effrayé et qu'ils aient peur et ils ont raison d'avoir peur", a-t-elle ajouté.

La présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale Mathilde Panot a estimé que les opposants à la réforme des retraites, présentée mardi par le gouvernement, partaient avec "un bon rapport de force". "Je pense qu'on a un bon rapport de force", a-t-elle déclaré sur franceinfo, citant "sept Français sur dix" opposés à la réforme selon différentes enquêtes d'opinion, face à "une petite poignée de ministres". 

"Après le travail, le cimetière ou la misère"

"Je comprends que (le gouvernement) soit un peu effrayé et qu'ils aient peur et ils ont raison d'avoir peur", a-t-elle ajouté. Pour elle, Emmanuel Macron "propose après le travail, le cimetière ou la misère". "Mieux vaut ne pas être une femme, mieux vaut ne pas être un précaire, un chômeur", a-t-elle ajouté, estimant que 65 ans comme d'abord envisagé par le gouvernement ou 64 ans, âge de départ qui devrait être annoncé finalement, "ça ne change rien au fond". 

Interrogée sur les mesures d'accompagnement "social" de la réforme comme la garantie d'une retraite minimum à 1.200 euros pour une carrière complète ou des mesures sur la pénibilité, elle a dénoncé un "enrobage". "On va donner un petit saupoudrage qui n'est pas du tout à la hauteur de la situation et ne nous fera jamais avaler un report de l'âge de départ à la retraite", a-t-elle prévenu.

"On ira jusqu'au bout"

"Il y aura forcément un mouvement d'ampleur avec des manifestations assez classiques à l'appel des organisations syndicales", a reconnu le vice-président du groupe Renaissance à l'Assemblée, Marc Ferracci, au micro d'Europe 1. "Il peut également y avoir des mouvements un peu plus spontanés, un petit peu plus autonomes", a-t-il ajouté, assurant ne pas "redouter les choses". 

"Il faut qu'on montre qu'on ira jusqu'au bout", a ajouté le député, membre du Conseil d'orientation des retraites (COR).