Privatisation de la FDJ : "la catalyse d’un retour des Français vers la Bourse"

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Logo FDJ Euronext (2000x1000) Eric PIERMONT / AFP 6:33
La privatisation "a été une opération rondement menée, très efficace", a commenté jeudi sur Europe 1 le patron d'Euronext. © Eric PIERMONT / AFP
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La Française des Jeux a officiellement fait son entrée en Bourse jeudi. Le patron d'Euronext, principale place boursière de la zone euro, était sur Europe 1 jeudi, pour commenter les premiers pas de l'action FDJ. 
INTERVIEW

L'action Française des Jeux (FDJ) a fait ses premiers pas en Bourse, jeudi, introduite au prix de 19,90 euros et portée par le vif intérêt des petits et grands investisseurs pour cette privatisation qui rapportera 2,1 milliards d'euros à l'État. "C’était un événement, Bruno Le Maire est venu pour sonner la cloche tout simplement parce que ça a été une opération rondement menée, très efficace. Stéphane Pallez, la dirigeante de l’entreprise, a conduit le processus avec beaucoup de détermination", a commenté jeudi soir au micro d'Emmanuel Duteil, sur Europe 1, le patron d'Euronext, Stéphane Boujnah, patron d'Euronext, principale place boursière de la zone euro. "La dernière opération de cette taille était celle de Natixis. La FDJ est plus petite que Natixis, certes, mais cela faisait une bonne dizaine d’années que nous n’avions pas eu d’opération de cette taille", souligne-t-il.

"La catalyse d'un retour des Français vers la Bourse"

Au sujet de "la réconciliation des Français avec l'économie et les marchés" prônée par Bruno Le Maire, Stéphane Boujnah y croit lui aussi. "Je crois que cette opération a été la catalyse d’un retour des Français vers la Bourse. Ce retour n’est pas uniquement lié au fait qu’il y ait une opération emblématique aujourd’hui. Il est produit par des tendances très profondes. La première est que la fiscalité a beaucoup changé. À partir de 2013, quand vous achetiez une action et surtout quand vous la revendiez, on pouvait vous prendre en fiscalité jusqu’à 60 ou 80% du gain. Désormais, avec la fameuse 'flat tax', on est à taux proches de ceux de nos voisins, de l’ordre de 30%".

"La deuxième chose', continue-t-il, 'c’est que par rapport à des investissements en obligations, l'achat d'actions est plus rentable". "Si vous voulez un peu de rendement, il faut désormais acheter des actions, c’est ce que montre cette opération. C’est le retour vers les actions", conclut Stéphane Boujnah.

Europe 1
Par Maxime Dewilder