Présidence de l'Assemblée nationale : "Être féministe, ce n'est pas soutenir des femmes par principe", selon Aurore Bergé

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Chez Anne Roumanoff, Aurore Bergé explique pourquoi elle votera en faveur de Richard Ferrand, dans la course à la présidence de l'Assemblée nationale.
ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN

Ils sont six à briguer la présidence de l'Assemblée nationale pour succéder à François de Rugy, nommé ministre de l’Écologie. Et parmi eux, on retrouve trois candidats de la majorité LREM : Richard Ferrand, Barbara Pompili et Cendra Motin. Chez Anne Roumanoff vendredi, la députée et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée nationale, Aurore Bergé, explique pourquoi elle votera en faveur de Richard Ferrand.

"Il y a une élection et c'est très bien". "Je voterai Richard Ferrand, car c'est notre président de groupe", annonce Aurore Bergé. L'ancien Ministre de la Cohésion des territoires est le favori pour succéder à François de Rugy au perchoir. Aucune femme n'a encore été élue présidente de l'Assemblée nationale. Interrogée sur cette possibilité, Aurore Bergé estime qu'"être féministe, ce n'est pas soutenir des femmes par principe : c'est faire en sorte que les femmes soient légitimes partout".

Au micro d'Europe 1, la députée LREM affirme tout de même que Barbara Pompili a toutes ses chances. "Peut-être qu'elle sera élue, (...) on vote à bulletin secret, donc chacun est libre de son choix". Selon elle, la majorité LREM fait les choses autrement, comparée aux anciennes mandatures. "Dans l'ancien monde, on empêchait les gens d'être candidat. On faisait en sorte qu'il n'y en ait qu'un et on se répartissait les postes. Là, il y a une élection et c'est très bien", indique la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée.

>> De 11h à 12h30, c’est tous les jours Anne Roumanoff sur Europe 1 ! Retrouvez le replay de l’émission ici

"Je ne rends pas la justice à l'Assemblée nationale". En avril 2017, Le Canard enchaîné, avait révélé l'affaire des Mutuelles de Bretagne, pour laquelle Richard Ferrand est toujours inquiété. L'association Anticor le soupçonne d'avoir profité de sa fonction de directeur général des MDB pour favoriser sa compagne, qui aurait financé l'acquisition de locaux, d'une valeur de 375.000 euros, par les loyers des MDB. Malgré une information judiciaire toujours ouverte à Lille pour "prise illégale d'intérêts", Aurore Bergé ne doute pas dans son choix. "Moi je ne rends pas la justice à l'Assemblée nationale", indique-t-elle.

Europe 1
Par Guillaume Perrodeau