Pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron "recule pour mieux sauter"

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La présidente du Rassemblement national a accueilli avec circonspection les annonces du chef de l'État. 

Les réactions politiques ne se sont pas faites attendre après l'allocution d'Emmanuel Macron, lundi soir. Marine Le Pen, interrogée par l'AFP, a estimé que le président de la République "recule pour mieux sauter". "Face à la contestation, Emmanuel Macron renonce à une partie (une partie seulement) de ses errements fiscaux et c'est tant mieux, mais il refuse d'admettre que c'est le modèle dont il est le champion qui est contesté : la mondialisation sauvage, la financiarisation de l'économie, la concurrence déloyale, le libre échange généralisé, l'immigration de masse et ses conséquences sociales et culturelles. Il recule pour mieux sauter", a estimé la présidente du Rassemblement national. 

Pour Mélenchon, Macron "se trompe d'époque". Jean-Luc Mélenchon a été encore plus critique, estimant qu'Emmanuel Macron "se trompe d'époque". "Le président de la République a parlé. Il se trompe d'époque. (...) Il a pensé qu'une distribution de monnaie pourrait calmer l'insurrection citoyenne qui a éclaté, (...) une partie considérable de la population n'est considérée par aucune des mesures (...). L'acte V du début de la révolution citoyenne dans notre pays sera un moment de grande mobilisation", a déclaré le chef de file de la France insoumise, lors d'une conférence de presse à l'Assemblée. 

Peltier (LR) "pas déçu". Le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier, a de son côté accueilli avec satisfaction ces annonces. "Je vais être très sincère, je n'ai pas été déçu. (...) Emmanuel Macron n'est jamais aussi bon que lorsqu'il fait de l'anti-Macron, c'est-à-dire exactement l'inverse de ce qu'il a porté sur ces 18 derniers mois", a-t-il estimé. "Ce soir il y a pour une fois, une victoire pour les classes moyennes, pour les territoires, pour la France oubliée (...) Les heures supplémentaires défiscalisées, je voterai pour, quand on proposera une hausse des salaires, entre autres, du SMIC à la condition que ce soit par les entreprises qui payent, je voterai pour".