"Pognon de dingue" : pour Olivia Grégoire, "la forme peut froisser, mais l'essentiel c'est le fond"

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Pour Olivia Grégoire, députée LREM, les propos polémiques d'Emmanuel Macron sur les minimas sociaux disent la réalité d'un système à bout de souffle.

INTERVIEW

L'opération com' du président de la République, en marge de son discours devant les Mutuelles de France, a suscité de vives critiques. Dans une vidéo d'une réunion de travail à l'Elysée, diffusée sur les réseaux par la conseillère com' du chef de l'Etat, ce dernier s'agace du "pognon de dingue" dépensé pour des aides sociales qu'il estime inefficaces. "La forme peut froisser, je crois que l'essentiel c'est le fond, et le constat est dur", a voulu plaider lundi, au micro de la matinale d'Europe 1, Olivia Grégoire, députée LREM de Paris.

"Beaucoup de choses ne fonctionnent pas". "Le constat est dur et il le fait aussi, en terme de forme, assez durement", concède l'élue. "Pour ma part, je me reconnais dans cette façon assez cash, sans tabou, de dire les choses. On peut continuer à se cacher derrière son petit doigt, mais la réalité c'est qu'aujourd'hui il y a beaucoup de choses qui ne fonctionnent pas et il faut que l'on accompagne mieux pour que les gens retrouvent du boulot", poursuit-elle.

 

Cette séquence est intervenue alors que les critiques se sont multipliées ces dernières semaines dans l'entourage d'Emmanuel Macron et au sein de la majorité parlementaire, de plus en plus de voix réclamant un rééquilibrage de la politique sociale du gouvernement. "Il n'y a pas à rééquilibrer les choses quand elles sont équilibrées", balaye Olivia Grégoire.

La politique sociale, "une réalité". "Ça fait des mois que l'on nous parle du pilier social. […] Ça fait neuf mois que le gouvernement travaille sur le projet social, ça prend parfois du temps avant de le présenter au Français, mais aujourd'hui c'est une réalité", salue-t-elle, en référence à la politique du reste à charge zéro, présentée le 13 juin par le président de la République. Après une série d'accords avec différents syndicats, le gouvernement va mettre en place un remboursement intégral pour certains dispositifs optiques et auditifs, ainsi que pour les prothèses dentaires, conformément à l'une des promesses de campagne du candidat Macron. "Le reste à charge, on le présente, et on le fait neuf mois de travail après", félicite la députée.