Plan de déconfinement : "Nous refusons de voter les yeux bandés", conteste Damien Abad

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Le député Damien Abad était invité dimanche sur Europe 1. 1:18
Le député Damien Abad était invité dimanche sur Europe 1. © Capture d'écran Europe 1
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Damien Abad, chef de file des députés LR, est intervenu dimanche sur Europe 1 pour expliquer sa demande de report de vote du plan de déconfinement, présenté mardi à l'Assemblée. Aux côtés du député LR Éric Woerth, il demande un délai de 24 heures. 
INTERVIEW

Le chef de file des députés LR Damien Abad a demandé dimanche de reporter le vote sur le plan de déconfinement présenté mardi à l'Assemblée, afin de laisser "un temps de réflexion" aux parlementaires. Une demande partagée par le député LR Éric Woerth, président de la commission des Finances. 

"On n'est pas en train de voter une subvention à une association d'un comité de quartier", a affirmé Damien Abad sur Europe 1, qui souhaiterait qu'il y ait "un vote éclairé" sur le sujet du déconfinement. "On ne pourra réunir aucune commission, on ne pourra faire aucune réunion de travail. Nous refusons de voter les yeux bandés."

"Un délai de 24 heures"

"Nous demandons qu'il y ait un délai de 24 heures et que le vote soit mercredi afin qu'on puisse avoir un débat approfondi, afin que les commissions parlementaires puissent se réunir", a également déclaré sur France Info Damien Abad. 

"Ce que je souhaiterais, c'est qu'on ne vote pas juste après le discours du Premier ministre", programmé mardi à 15 heures, a déclaré, de son côté, Éric Woerth lors de l'émission Questions politiques (France inter/Le Monde/FranceTV). 

"C'est un sujet extrêmement grave, extrêmement sérieux. Il faut peut-être laisser 24 ou 48 heures aux parlementaires pour avoir un temps de réflexion et émettre un vote solide", a-t-il insisté, y voyant un "bon moyen de concilier urgence et vie démocratique".

Il rejoint en ce sens le patron des Républicains Christian Jacob qui a souhaité dimanche qu'il y ait "un vrai débat au Parlement, digne de ce nom" avec au préalable "un vrai travail en commission". 

Europe 1
Par Hadrien Bect, avec AFP