Ce mercredi 5 novembre, quelques minutes après l’attaque survenue sur l'île d'Oléron et avant de se rendre sur place, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, s’est exprimé sur le réseau social X.
Le ministre de l’Intérieur a évoqué "un automobiliste qui a percuté sur son trajet plusieurs piétons et cyclistes". Une description minimaliste des événements qui a provoqué la colère du Rassemblement national. Le parti à la flamme accuse Laurent Nuñez d’euphémiser la situation.
Le ministre choisit la prudence avant de parler de terrorisme
Le ministre de l’Intérieur se range derrière la décision du parquet avant d’éventuellement qualifier l’attaque de terroriste et ce après avoir lui-même rappelé que l’assaillant avait crié "Allah akbar" au moment de l’attaque. Un cri qu’il ne répète d’ailleurs pas, face caméra.
"On a connaissance d’un certain nombre d’éléments, dont le cri qui aurait été prononcé. Il a été prononcé au moment de son interpellation. On a donc plusieurs éléments, que le parquet va analyser et on va voir s’il y a une saisine du parquet antiterroriste ou pas", détaillait-il ce mercredi.
"On n’est pas là dans le cadre d’un simple accident de la route"
Une pudeur qui ne passe pas au Rassemblement national. D’autant que Laurent Nuñez avait évoqué plus tôt dans la journée des piétons percutés par un automobiliste. Une description fallacieuse selon Edwige Diaz, députée de Gironde.
"On n’est pas là dans le cadre d’un simple accident de la route. Il serait temps que les ministres du gouvernement Macron arrêtent d’euphémiser la situation. Ce n’est pas en tenant des propos à ce point éloignés de la réalité qu’on va réussir à protéger les Français", assure la députée girondine. Une ligne partagée au RN.
Le vice-président du parti Sébastien Chenu, appelle de son côté le gouvernement à prendre la mesure de l’ampleur de la menace islamiste.