Censurer un gouvernement et provoquer une élection présidentielle anticipée dans le but d'éviter un jugement ? C'est en tout cas ce que certains disent de Marine Le Pen , sur laquelle plane l'ombre d'une inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires des eurodéputés du FN . Si les réquisitions sont appliquées par le juge, la finaliste des deux dernières élections ne pourrait tout simplement soumettre son nom à la volonté populaire . Parmi les voix qui font un rapprochement entre censure et jugement à venir, Xavier Bertrand.
Invité de BFM et RMC mercredi, le président LR des Hauts-de-France assure à propos de la cheffe de file des députés RN : "Elle sait qu'elle est sous le coup d'une interdiction de se présenter aux élections. Elle voudrait que tout s'accélère pour qu'il y ait des élections le plus vite possible, avant la décision sur son jugement [le 31 mars, ndlr]."
"Ça ne tient pas la route deux secondes"
Mais, "il faut décorréler les deux, ça n'a rien à voir", assure de son côté, Philippe Ballard, député RN de l’Oise et porte-parole du parti à la flamme. Au micro de Pascal Praud et vous , il développe : "J'entends des commentaires disant que l'on va forcer Emmanuel Macron à démissionner avant le 31 mars, le jour où on aura le jugement. Mais vous imaginez Emmanuel Macron ce soir [à 20 heures, ndlr] nous dire : 'Écoutez, pour faire plaisir à Marine Le Pen, j'ai démissionné' ? Ça ne tient pas la route deux secondes."