Macron, président des riches ? Ce que dit l'étude de l'OFCE, ce que répond le gouvernement

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Emmanuel Macron est accusé de gouverner pour les riches par ses opposants, notamment de gauche. 1:14
Emmanuel Macron est accusé de gouverner pour les riches par ses opposants, notamment de gauche. © Ludovic MARIN / AFP
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L'OFCE a dévoilé mercredi une étude sur l'impact du budget 2020, avec des gagnants situés chez les très riches et des perdants parmi les plus pauvres. Mais pour le gouvernement, il faut prendre en compte davantage de dispositifs visant à lutter contre la précarité.

Emmanuel Macron gouverne-t-il pour les riches ? Une étude publiée mercredi par l'OFCE va remettre de l'eau au moulin dans ce débat : le think tank d'économistes a passé au crible l'impact du budget 2020, avec des mesures de baisses d'impôts qui s'appliquent cette année. Conclusion : ceux qui en profitent le plus sont les classes moyennes et supérieures. Mais le gouvernement a tenu à répondre et à nuancer cette affirmation.

Que dit l'étude ?

70% des ménages français devraient voir leur pouvoir d'achat augmenter cette année, selon l'OFCE, mais les très grands gagnants, ceux qui vont le plus profiter des réformes menées par le gouvernement, sont les classes moyennes supérieures.

Ce que pointe en parallèle l'OFCE, c'est que 5% des ménages les plus modestes vont eux voir leur niveau de vie amputé de 45 euros en moyenne sur l'année, un chiffre qui prend en compte la baisse des aides au logement, la réforme des allocations chômage ou encore la hausse du prix du tabac.

Que répond le gouvernement ?

Le gouvernement a immédiatement réagi, appelant à une mise en perspective de cette étude qui ne prend pas en compte l'ensemble des mesures prises depuis le début du quinquennat, comme les mesures du plan pauvreté avec les petits-déjeuners gratuits dans les écoles ou la réforme 100% santé qui favorise l'accès gratuit aux soins.

Bercy rappelle également la hausse du nombre de bénéficiaires de la prime d'activité ou la baisse du nombre de demandeurs d'emplois. Selon ses calculs, cette politique devrait entraîner cette année une hausse du pouvoir d'achat des plus modestes de 2,3%.