Macron est le "président des très riches", selon Hollande

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François Hollande a eu des mots très durs envers la politique fiscale de son successeur à l'Élysée.
François Hollande a eu des mots très durs envers la politique fiscale de son successeur à l'Élysée. © Eric FEFERBERG / POOL / AFP
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D'une seule réplique, François Hollande a remis en cause la politique fiscale de son successeur à l'Élysée, l'accusant de favoriser les classes très aisées.

Pour François Hollande, Emmanuel Macron n'est pas le président des riches, mais celui "des très riches". Il l'a ainsi affirmé mercredi dans l'émission Quotidien sur TMC, en référence à la réforme de l'impôt sur la fortune de son successeur.

Macron "passif dans le couple" avec Trump. La réforme de l'ISF, devenu un impôt sur la fortune immobilière (IFI), aboutit à alléger davantage la charge fiscale pour les "plus riches" que pour les "riches", dans la mesure où leur patrimoine se compose dans une moindre proportion de biens immobiliers, a analysé François Hollande.

En outre, la taxation des revenus des capitaux a été abaissée à 30% maximum par M. Macron, quand celle des revenus du travail peut s'élever à 45%, a rappelé l'ancien président. Interrogé sur la visite d'État d'Emmanuel Macron aux États-Unis, et les nombreuses poignées de main ou tapes dans le dos échangées entre lui et Donald Trump, François Hollande a jugé "étrange" le comportement du président américain. "Emmanuel Macron est plutôt passif dans le couple", a-t-il observé.

Il n'aurait pas signé le "manifeste contre le nouvel antisémitisme". Il a aussi affirmé qu'il n'aurait pas signé pas le "manifeste contre le nouvel antisémitisme", qui fait débat depuis sa parution dans les colonnes du Parisien, dimanche. "Moi je me suis fixé un principe, et il a été fixé dès que je suis sorti de l'Elysée, c'est que je ne signe aucune pétition. Je ne signe aucun texte que je n'ai écrit moi-même, pour n'être engagé que par ma propre parole", a insisté François Hollande. "Je comprends parfaitement l'intention de lutter contre l'antisémitisme, et même le nouvel antisémitisme, qui viendrait d'un islam radical, oui ça je partage cette démarche, mais il y a des formules, des mots qui n'auraient pas été les miens", a-t-il poursuivi.