LR reproche à Belloubet de "ne pas prendre la mesure" de la "détresse" des gardiens de prison

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Des dizaines de prisons partout en France ont été bloquées lundi matin à l'appel des syndicats
Des dizaines de prisons partout en France ont été bloquées lundi matin à l'appel des syndicats © PASCAL POCHARD CASABIANCA / AFP
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"Naturellement solidaires" du mouvement de colère des surveillants pénitentiaires, Les Républicains ont vivement critiqué la garde des Sceaux et ses propositions "en deçà des enjeux".

Les Républicains (LR) se sont dits lundi "solidaires du mouvement des gardiens de prison", reprochant à la garde des Sceaux Nicole Belloubet de ne "pas prendre la mesure" de leur "détresse", sur fond d'agressions dans les établissements carcéraux. Des dizaines de prisons partout en France ont été bloquées lundi matin à l'appel des syndicats, alors qu'une rencontre était prévue à partir de 13 heures avec la ministre de la Justice pour reprendre les discussions sur leurs revendications salariales et sécuritaires. 

Des réponses "en deçà des enjeux". "Nous sommes naturellement solidaires du mouvement des gardiens de prison. Ils expriment une détresse et un désarroi que nous devons entendre et auquel nous devons apporter des réponses rapides", a déclaré lundi l'une des porte-parole de LR, Lydia Guirous. "Nicole Belloubet ne semble pas prendre la mesure de cette détresse et de cette urgence qu'ils expriment. Les réponses qui ont été apportées jusqu'à maintenant semblent en deçà des enjeux. L'administration pénitentiaire est pour le moment toujours le parent pauvre de la justice", a-t-elle poursuivi.

Des propositions. "Nous demandons le rétablissement des peines plancher, nous avons lancé une pétition pour que les peines plancher soient rétablies pour toute agression contre une personne détentrice de l'autorité publique, la police, les gendarmes, les gardiens de prison mais également les pompiers", a rappelé Lydia Guirous. "Nous demandons également que le plan de construction de places de prisons soit relancé. Il avait été freiné durant le quinquennat de François Hollande. Emmanuel Macron et son gouvernement ne semblent pas non plus prêts à relancer un plan ambitieux de construction de places de prison", a-t-elle développé.