Lors de son audition au Sénat, Benalla a "fait un immense bras d'honneur", tacle Dupont-Aignan

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Pour le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan, l'ancien collaborateur Emmanuel Macron a "décrédibilisé le Sénat", lundi en évitant la plupart des questions des parlementaires.
INTERVIEW

"Monsieur Benalla fait un immense bras d'honneur, et à travers lui l'Elysée". Nicolas Dupont-Aignan a vivement critiqué le comportement de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, qui a évité de répondre à la plupart des questions sur ses passeports, lundi lors de sa nouvelle audition au Sénat. "C'est effrayant, parce que ça décrédibilise le parlement et le Sénat. Le travail des sénateurs est remarquable, mais quand vous êtes face à un mur…", a estimé le président de Debout la France, lundi soir Europe 1. 

"J'aimerais qu'un jour on puisse savoir ce qu'il y avait dans ce coffre-fort qui a opportunément été vidé. C'est effrayant de se dire que cet homme a été conseiller à l'Elysée. Parlera-t-il un jour ?", s'est demandé Nicolas Dupont-Aignan, tête de liste de Debout la France aux européennes. Alexandre Benalla est mis en examen pour des violences sur des manifestants à Paris, le 1er mai et, depuis vendredi, pour utilisation abusive de passeports diplomatiques après son licenciement.

"On attend du président de la République des décisions". Nicolas Dupont-Aignan est également revenu sur la rencontre d'Emmanuel Macron avec 150 grands patrons du monde entier à Versailles, pour vanter l'attractivité économique de la France. "L'image de la France c'est faire en sorte que les PME grandissent, grossissent et investissent en France. Là, le compte n'y est pas. Encore une fois c'est une mise en scène. Pour le moment, il préfère faire le majordome à Versailles", a jugé le président de Debout la France. 

Nicolas Dupont-Aignan a également demandé au président de la République de prendre "des décisions", alors que le "grand débat" s'est ouvert. "On ne peut pas ouvrir un 'grand débat' et au même moment dire : 'rien ne change'. L'économie française est à l'arrêt, mais je pense qu'on attend du président de la République des décisions. Il y a des décisions de justice sociale à prendre, comme la réindexation des pensions de retraite ou livret A."