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Clément Perruche , modifié à
Invité ce jeudi au micro d'Europe 1 dans "Punchline", Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national, a expliqué que le gouvernement ne respectait pas la police. Un facteur qui, selon lui, explique que les policiers aient peur d'être lâchés par leur hiérarchie.
INTERVIEW

"Punchline" recevait ce jeudi Jordan Bardella, le président par intérim du Rassemblement national. "Les policiers ont peur d'être lâchés par leur hiérarchie et ils ont raison parce qu'à la tête de l'Etat il y a un gouvernement qui ne respecte pas la police", a affirmé le conseiller régional d'Île-de-France.

Peines plancher pour les délinquants

Le président du RN a notamment reproché à Emmanuel Macron d'avoir parlé de violences policières dans son interview au média Brut. Il a également reproché à l'ex-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, d'avoir proposé de mettre un genou à terre à l'occasion du mouvement Black Lives Matter. Deux signes pour lui d'un manque de considération de la part du gouvernement vis-à-vis des forces de l'ordre.

Jordan Bardella a également plaidé pour un durcissement des sanctions contre ceux qui s'en prendraient aux policiers et aux gendarmes. Selon lui, il faut "mettre en place la présomption de légitime défense" pour les policiers qui selon lui "n'osent même plus sortir leur arme lorsqu'ils sont en difficulté", et instaurer des peines plancher pour ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre. "Je suis même favorable à ce qu'on double les peines. Il faut que ce soit dissuasif", a-t-il affirmé.

Après s'être rendu dans le quartier de la Guillotière, à Lyon, mercredi, le député européen a proposé d'être "beaucoup plus ferme sur la délinquance des mineurs" qui pourrit selon lui la vie de certains quartiers. "Bien souvent, les trafiquants de drogue utilisent des mineurs parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien. Donc il faut revenir sur l'ordonnance de 1945 qui protège les mineurs. Il faut abaisser la majorité pénale à 16 ans et il faut suspendre les aides sociales aux parents de mineurs récidivistes quand on sait qu'il y a une carence éducative manifeste", a-t-il expliqué. "Il faut arrêter cette spirale de l'ensauvagement."